Après son lancement officiel en 2023, le Projet d’Appui à la Gouvernance Locale (PAGL2) a réalisé plusieurs activités sur le terrain en faveur des collectivités locales bénéficiaires. Ces actions ont été rendues possibles grâce à l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC) et à son partenaire, la Banque mondiale, qui finance le projet. Ce jeudi 4 juin, l’ANAFIC a organisé, dans un réceptif hôtelier de la capitale, un atelier de restitution de la revue à mi-parcours (MTR) du PAGL2.
Cette journée de restitution a connu une forte mobilisation des secrétaires généraux des différents départements ministériels, des représentants des collectivités locales et des ONG.
Pour le Directeur Général de l’ANAFIC, Sékou Mawa Touré, le PAGL2 constitue un levier important pour le renforcement de la gouvernance locale, l’amélioration de la qualité des services publics de proximité et le développement harmonieux des collectivités locales.
Il souligne que ce projet a permis de soutenir de nombreuses initiatives visant à renforcer les capacités institutionnelles des collectivités, à améliorer la gestion des ressources publiques locales et à promouvoir une gouvernance plus participative et inclusive.
« La revue à mi-parcours, qui nous réunit aujourd’hui, représente une étape essentielle dans le cycle de ce projet. Elle nous offre l’opportunité d’évaluer objectivement les progrès accomplis, d’identifier les défis rencontrés, de capitaliser sur les bonnes pratiques et de formuler les ajustements nécessaires pour atteindre les objectifs fixés. Cette rencontre doit être un cadre d’échange franc, constructif et orienté vers les résultats… Les conclusions qui en découleront devront nous permettre d’améliorer davantage l’efficacité de nos interventions et de renforcer l’impact du projet au bénéfice des populations », a affirmé M. Touré dans son discours d’ouverture de l’atelier.
C’est dans ce même ordre d’idées que le Secrétaire Général du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Mohamed Sikhé Camara, a renchéri en saluant les acquis du projet.
« Je me réjouis de constater que cette évaluation met en évidence plusieurs acquis significatifs, notamment le renforcement des capacités des acteurs locaux, l’amélioration des outils de planification et de gestion, ainsi que les avancées réalisées par la mise en œuvre des investissements au profit des populations. Toutefois, cette revue nous rappelle également que des défis subsistent. Il s’agit notamment du renforcement de la mobilisation des ressources locales, de l’amélioration de la performance institutionnelle des collectivités, de la pérennisation des acquis et de l’accélération de l’exécution de certaines activités stratégiques. »
M.Camara souhaite que les conclusions et recommandations qui sortiront de cet atelier servent de boussole pour la réussite de la seconde moitié du projet, qui prendra fin en 2028.Quant au représentant de la Banque mondiale, il a évoqué la nécessité d’évaluer ce qui a été fait et d’orienter le projet PAGL2 en phase avec le programme Simandou 2040.
« Nous avons souhaité avoir des discussions ouvertes avec l’ensemble des représentants ici, toute la journée, sur la revue à mi-parcours. D’abord, pour prendre la température de ce qui a été fait. Ensuite, sur la base des nouvelles perspectives et orientations du gouvernement, voir comment, au cours des deux prochaines années — mais en réfléchissant aussi au-delà —, nous pouvons continuer à contribuer au développement local des collectivités. L’objectif est de mettre en place un programme exhaustif de développement qui pourra s’aligner sur le programme Simandou 2040. »
Ibrahima Soya








