Lancée officiellement en mars 2024, la deuxième phase du Projet d’Appui à la Gouvernance Locale (PAGL 2) se poursuit progressivement sur le terrain. Pour faire le point, l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC) a récemment organisé un atelier de restitution à mi-parcours à Conakry avec les parties prenantes, dont la Banque mondiale, son partenaire financier. À l’issue de cette rencontre, Benjamin Burckhart, représentant de la Banque mondiale et chargé du projet PAGL 2 en Guinée, a accordé une interview à un journaliste du Courrier de Conakry.
Dans cet entretien exclusif, le spécialiste en développement social a exprimé sa satisfaction concernant l’avancement du projet à mi-parcours, soulignant une bonne appropriation locale et la mise en œuvre de 2 000 microprojets. Lisez !
Nous sommes ici pour l’atelier de présentation de la restitution à mi-parcours du projet PAGL 2. Êtes-vous satisfait de ce qui a été accompli jusqu’ici ?
Je suis satisfait de la situation dans laquelle le projet se trouve à mi-parcours. Par rapport à la réalisation des différents objectifs, nous sommes en effet sur la bonne voie pour les atteindre avant la clôture du projet, prévue le 30 juin 2028.
En deux ans de mise en œuvre, quel est le résultat qui vous a le plus impressionné ?
Le résultat qui m’a le plus impressionné se constate probablement lorsque l’on va sur le terrain. On y voit l’appropriation des activités par les populations, ainsi que la capacité de l’ANAFIC à mettre en œuvre, comme cela a été présenté, ces 2 000 microprojets répartis sur l’ensemble du territoire.
Vous avez insisté lors de votre discours sur la nécessité d’aligner le PAGL 2 avec le projet Simandou. Concrètement, qu’est-ce que cela va changer pour les communes bénéficiaires ?
Le programme Simandou a pour objectif de s’appuyer sur un certain nombre de piliers, que ce soit l’éducation ou les transports, afin de pouvoir redynamiser et rebooster l’économie locale. Sans opérer un énorme bouleversement par rapport à ce qui existe déjà, nous allons pouvoir réorienter comme l’a souligné le Directeur général de l’ANAFIC, les différents Plans Annuels d’Investissement (PAI) pour répondre aux besoins et aux opportunités créés dans le cadre de Simandou. En d’autres termes, Simandou va permettre de développer encore davantage les collectivités au niveau local.
Si vous deviez retenir une seule ambition pour les deux prochaines années du projet, celle que vous souhaitez absolument voir réalisée, quelle serait-elle ?
Pour moi, l’ambition est que le PAGL puisse continuer à s’inscrire dans l’objectif de décentralisation de la République de Guinée. Il doit continuer à dynamiser et à renforcer les capacités du développement local via les différents outils en cours de déploiement. Il y a quelques années, le PAGL finançait un microprojet par collectivité et par an. Aujourd’hui, nous passons à trois. Je pense que d’ici deux ans, nous pourrions arriver à cinq, six, voire dix microprojets.
Pour finir, quel sera votre mot de la fin ?
Je suis vraiment très enthousiaste et motivé à l’idée de continuer à travailler avec l’ANAFIC pour la mise en œuvre de ces activités au cours des deux prochaines années.
Propos recueillis par Ibrahima Soya









