Le Stade de Mexico avait affiché ses habitudes de lumière pour devenir la première enceinte de l’histoire à accueillir une troisième édition de l’épreuve reine. Dans une ambiance volcanique, sous les yeux de dizaines de milliers de fans, le Mexique a idéalement lancé le 23e Mondial de l’histoire en disposant d’une équipe sud-africaine courageuse, mais plombée par de trop nombreuses erreurs.
Alors que Raúl Jiménez avait déjà contraint Ronwen Williams à une parade dès la 5e minute, il n’a finalement dû attendre que quatre minutes de plus pour assister, déjà, au premier but de la Coupe du Monde 2026. Sur une relance courte de Williams, Sphephelo Sithole a mal appréhendé le pressage d’Erik Lira, ce dont a profité à merveille Julián Quiñones pour succéder à l’Équatorien Enner Valencia au rang des premiers buteurs d’un Mondial (9′). Le joueur d’Al-Qadsiah FC n’a laissé aucune chance au portier sud-africain en glissant le ballon entre ses jambes.
Quiñones aurait même pu doubler la mise avant la pause, mais sa frappe a trouvé le poteau gauche (42′). Le malheureux Sithole a toutefois de nouveau compliqué la tâche de son équipe au retour des vestiaires en bousculant Brian Gutiérrez, parti seul dans la profondeur. En position de dernier défenseur, le joueur du CD Tondela a logiquement écopé d’un carton rouge en annihilant une occasion de mais manifeste (50′).
Dès lors, bénéficiant de plus d’espaces, le Mexique n’a pas tardé à se détacher au tableau d’affichage. Un centre parfait venu de la gauche de Roberto Alvarado trouve Raúl Jiménez, buteur de la tête au deuxième poteau (67′). Les Bafana Bafana ont eu beau tout tenter jusqu’au coup de sifflet final, jamais ils n’auront vraiment su mettre en difficulté la défense mexicaine.
Ils ont même vu la soirée tourner au cauchemar lorsqu’à peine entré en jeu, Themba Zwane s’est rendu coupable d’un geste d’humeur capté par l’assistance vidéo (VAR), qui lui a valu, à son tour, un retour précipité aux vestiaires (84′). Malgré deux joueurs en plus sur la pelouse lors des derniers instants, les hommes de Javier Aguirre ne sont pas parvenus à aggraver le score.
À l’inverse, ils ont à leur tour vu l’un de leurs se faire exclure, en l’occurrence César Montes, coupable d’une faute sur Khuliso Mudau. Malgré cette petite ombre au tableau, les Mexicains n’ont pas vu leur succès être remis en question et ils pouvaient légitimement communiquer avec leur public au coup de sifflet final.
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