La Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tranché en faveur de Mamadou Aliou Bah, président du parti Mouvement démocratique libéral (Model), dans le bras de fer qui l’oppose à l’État guinéen.
Réunie ce jeudi 25 juin, la juridiction sous-régionale a ordonné la libération sans délai de l’opposant, incarcéré depuis décembre 2024 pour offense au Chef de l’État, Mamadi Doumbouya.
Après un examen approfondi du dossier, la Cour a estimé que la condamnation prononcée par la justice guinéenne ne respectait pas les principes de droit et de liberté d’expression. Le Cour de justice de la CEDEAO a reconnu que « la République de Guinée a violé les droits de Mamadou Aliou Bah à la liberté d’expression et à la liberté de circulation ».
Cette décision constitue une victoire symbolique pour Aliou Bah et un revers pour les autorités guinéennes, régulièrement critiquées pour leur gestion des libertés politiques et médiatiques.
En ordonnant sa remise en liberté immédiate, la CEDEAO réaffirme son rôle d’arbitre régional dans la protection des droits fondamentaux et rappelle aux États membres leur obligation de respecter les engagements internationaux en matière de justice et de démocratie.
Ibrahima Soya





