Comme annoncé par votre quotidien Le Courrier de Conakry, ce dimanche 12 juillet, l’ex-première dame de la République de Guinée, Hadja Andrée Touré, a reçu les derniers hommages de la Nation au Palais du peuple. Sans surprise, ce symposium officiel a rassemblé de nombreuses personnalités du pays, des membres de la famille et de nombreux citoyens. La grande salle de spectacle était remplie de personnes vêtues de blanc.
Au cours des séries de témoignages, les intervenants ont tour à tour salué la mémoire de Hadja Andrée Touré, qui fut une actrice de l’ombre dans l’histoire de la Guinée. Le Premier ministre, Bah Oury, qui a représenté le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, a mis en avant l’engagement continu de l’épouse de Sékou Touré en faveur de la cohésion sociale et de la paix. Le chef du gouvernement a rappelé qu’elle n’était pas seulement le témoin privilégié des premières heures de l’indépendance de 1958, mais une actrice discrète et courageuse de la construction nationale, capable de porter le poids de l’Histoire sans jamais faiblir.
« La République est en deuil pour deux raisons fondamentales. D’abord, Hadja Andrée Touré est le témoin privilégié de l’histoire de la République de Guinée, de la période coloniale aux indépendances. Ensuite, en tant qu’épouse du premier président, elle incarne l’image de l’ensemble du peuple. Son décès est, pour la République, la perte d’une personnalité éminente », a indiqué Bah Oury.
Au nom de la famille, Mohamed Touré, fils du couple Touré, a remercié les autorités guinéennes et le peuple de Guinée pour cet élan de solidarité et pour ce dernier hommage vibrant en faveur de sa maman. Pour lui, Hadja Andrée Touré s’en va en laissant l’image d’une mère protectrice, non seulement pour sa famille biologique, mais pour toute la nation guinéenne.
Au-delà des témoignages très touchants, ce symposium solennel a été marqué par la lecture d’un décret du chef de l’État guinéen. Selon ce décret, Hadja Andrée Touré a été élevée à titre posthume au grade de Commandeur de l’Ordre national du Colatier, la plus haute distinction honorifique de l’État guinéen, saluant ainsi sa résilience, son patriotisme et son rôle historique.
Après le symposium, le cortège funèbre a quitté l’esplanade du Palais du peuple pour rejoindre la Grande Mosquée Fayçal de Conakry, où s’est tenue la prière mortuaire. Le corps a ensuite été conduit vers sa dernière demeure située dans la cour historique des Cases de Belle-Vue, scellant ainsi les obsèques nationales d’une figure indissociable de la mémoire collective guinéenne.
Ibrahima Soya






