Le mercredi 29 juillet a été marqué par les passations de service au sein des ministères. Au département de la Pêche et de l’Aquaculture, Fatima Camara a été officiellement installée dans ses nouvelles fonctions, succédant à Fassou Théa.
Visiblement enthousiaste à l’idée de retrouver un département qu’elle a déjà dirigé par le passé, Fatima Camara signe son retour avec la ferme volonté de faire mieux. L’ancienne membre du Conseil National de la Transition (CNT) a immédiatement fixé le cap. Elle met un accent particulier sur la préservation des ressources à travers la réglementation et la valorisation du potentiel économique de la pêche.
Selon elle, « Cela suppose de poursuivre avec détermination la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, de moderniser progressivement la pêche artisanale, de développer l’aquaculture, mais aussi d’améliorer les infrastructures, la conservation et la commercialisation des produits de la pêche », a-t-elle indiqué. Avant d’ajouter : « Cette orientation trouve naturellement sa place dans la dynamique de transformation économique portée par le président de la République à travers Vision Simandou 2040 : une Guinée qui valorise davantage ses ressources, développe ses capacités productives et crée plus d’opportunités pour sa population. »
La nouvelle ministre a également adressé un message fort aux acteurs du secteur : « Je pense aux pêcheurs qui prennent la mer chaque matin et dont l’activité permet d’approvisionner nos marchés et de nourrir nos familles. Je pense également aux mareyeuses, dont le travail est indispensable pour acheminer le poisson des débarcadères vers les marchés et jusqu’aux consommateurs. À celles et ceux que j’ai déjà eu l’occasion de côtoyer lors de mon précédent passage, je veux simplement dire que je suis heureuse de vous retrouver. Et à tous, je veux dire que nous aurons besoin de chacun d’entre vous. »
Fatima Camara a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite pour relever les défis de la filière : « Nous devons travailler ensemble pour améliorer les conditions de pêche, renforcer la sécurité, faciliter l’accès aux équipements, et améliorer la conservation, le transport et la commercialisation du poisson. Nous devons aussi préserver ensemble cette ressource dont vivent tant de familles et qui appartient également aux générations futures. Vos réalités doivent être entendues et votre expérience du terrain doit accompagner les décisions que nous prendrons… Je souhaite que nous abordions cette nouvelle étape avec un esprit simple, celui d’une équipe réunie autour de sa mission. Nous aurons besoin de l’expérience des uns, de l’énergie des autres et surtout de la compétence et de l’engagement de tous. »
Pour rappel, lors de son premier passage à la tête de ce département stratégique, Fatima Camara s’est illustrée au-delà des frontières guinéennes. Elle a notamment occupé la présidence en exercice de la Conférence ministérielle sur la coopération halieutique entre les États africains riverains de l’océan Atlantique (COMHAFAT) en mai 2025, devenant ainsi la première femme à diriger cette institution de 22 pays.
Ibrahima Soya






