Après avoir annoncé l’interdiction des plastiques à usage unique, une mesure qui incluait les sachets d’eau, l’État guinéen fait face au désarroi et à l’inquiétude des ménages. Jugée radicale, cette décision a immédiatement pénalisé la population, dont la grande majorité dépend des emballages en sachet pour sa consommation quotidienne d’eau potable. En bloquant cette filière, l’interdiction a provoqué une véritable crise hydrique, rendant l’accès à l’eau minérale en bouteille financièrement hors de portée pour de nombreux ménages.
Face aux cris du cœur des citoyens et aux difficultés d’approvisionnement, le gouvernement a finalement fait marche arrière. Un moratoire de six mois a été accordé exclusivement aux producteurs de sachets plastiques destinés au conditionnement de l’eau minérale et minéralisée.
Cependant, alors que s’ouvre cette période de sursis, une question demeure : quelles dispositions concrètes l’État compte-t-il prendre pour garantir, à terme, un accès durable et abordable à l’eau potable pour les Guinéens, en particulier pour les ménages à revenus limités ?








