L’approvisionnement de la Guinée en gaz butane repose aujourd’hui sur un dépôt unique, situé à Kamsar, dont les capacités de stockage restent en deçà des besoins nationaux. Face à une demande en constante progression avec l’effet positif de la sensibilisation et des avantages, aux incertitudes qui affectent les chaînes d’approvisionnement mondiales avec une hausse actuelle de 134 % du coût habituel, et aux tensions géostratégiques, le Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) a engagé une démarche visant à renforcer les capacités de stockage et à diversifier les points d’entrée du gaz butane dans le pays.
Depuis plusieurs mois, le Département reçoit et examine les propositions de différents partenaires désireux de contribuer à cet objectif.

Cependant, le Ministre des Hydrocarbures a fixé une exigence claire : les projets de dépôts gaziers devront être portés par des investisseurs disposant de ressources financières immédiatement mobilisables. Le recours à des mécanismes de crédit-export ou à des financements dont les décaissements peuvent prendre plus de trois mois en théorie ne répond pas aux impératifs de célérité du Département à ce jour. La priorité est d’avancer sans délai avec des partenaires prêts à investir et à engager les travaux dans les meilleurs délais, c’est-à-dire demain matin.
C’est dans ce cadre qu’à la suite de la signature d’un Accord d’investissement et de développement du projet, assorti d’un engagement ferme de financement et de mobilisation des fonds dans un délai de 120 jours, des représentants de BENIN PETRO SA se sont rendus ce mercredi à Konta, aux côtés de la Direction générale de FAP GAZ et de la Direction nationale des Hydrocarbures. La mission a évalué la faisabilité de la réalisation d’un dépôt de stockage de gaz de pétrole liquéfié (GPL) d’une capacité de 10 000 m³, assorti d’un centre emplisseur, ainsi que l’aménagement du bras de mer existant en vue d’y permettre le dépotage direct des navires.

La concrétisation de ce projet contribuerait à accroître les capacités nationales de stockage, à sécuriser l’approvisionnement du pays et à diversifier les voies maritimes d’importation du gaz butane.








