Elle intègre désormais le gouvernement dirigé par Bah Oury ! La nomination officielle de Ramatoulaye Camara, ce lundi 26 octobre 2026, au poste de ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, sonne comme une consécration pour cette haute fonctionnaire qui a méthodiquement gravi tous les échelons. Ce choix du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, consacre un profil de technocrate pure souche au sein d’un département hautement stratégique.
Juriste de formation, spécialisée en Droit des affaires et en Common Law, Ramatoulaye Camara a consolidé son profil de gestionnaire de haut niveau en obtenant un Global Executive Master in Management (gEMM) auprès de la prestigieuse école HEC Paris, avec une spécialisation dédiée au leadership durable en Afrique. Ce bagage académique de pointe lui fournit les outils méthodologiques requis pour piloter la complexité des réformes administratives et structurelles de l’État.
Contrairement aux promotions purement politiques, sa trajectoire au sein de l’appareil d’État guinéen est un modèle de régularité. Elle fait d’abord ses premières armes en tant que cheffe de cabinet pour plusieurs départements ministériels clés, notamment la Jeunesse, l’Autonomisation des Femmes, puis le Travail et la Fonction publique. Elle élargit ensuite ses compétences sectorielles en occupant la fonction de secrétaire générale du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, avant de revenir au cœur des politiques sociales comme secrétaire générale du ministère du Travail. Elle y a consolidé une parfaite maîtrise des dossiers techniques et des rouages de cette institution.
En août 2026, suite au départ du ministre Mory Condé, le chef de l’État lui confie tout naturellement la gestion intérimaire du département. Durant cette période d’observation de deux mois, sa rigueur dans la conduite des affaires courantes et le maintien de la continuité de l’État achèvent de convaincre la présidence. Sa confirmation par décret apparaît ainsi comme la suite logique d’un parcours sans faute.
Désormais ministre de plein exercice, Ramatoulaye Camara est attendue sur plusieurs chantiers majeurs : la modernisation de la fonction publique, la pacification du climat social à travers le dialogue syndical et l’emploi des jeunes. Ce sont des défis énormes qu’elle devra relever pour légitimer la confiance placée en elle. En opérant ce choix, le président de la République privilégie ostensiblement l’expertise interne et la méritocratie pour répondre de manière pragmatique aux besoins urgents du monde du travail et de la protection sociale.
Ibrahima Bah






