Guinée : La fête des travailleurs, quel intérêt chez les marchands et marchandes ?

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Le 1er mai de chaque année marque l’anniversaire de la fête des travailleurs. Ce lundi au marché Niger dans la capitale Conakry, l’ambiance était morose. Vendeurs et acheteurs se comptaient du bout du doigt. C’est en tout cas, le constat fait par notre reporter sur place.

Dans ce grand marché situé au cœur de Kaloum, la quasi-totalité des grands magasins et boutiques sont restés fermés le lundi 1er mai 2017, fête des travailleurs. Il n’y avait pas une grande afluence contrairement aux autres lundi. Parmi les marchands, Ibrahima Djogo Diallo, quincaillier, a comme d’habitude vaqué à ses occupations habituelles malgré la faible clientèle.

Même son de cloche chez Kadiatou Jeanne Camara, une vendeuse de légumes qui dit ne pas être intéressée par la célébration de cette journée internationale à cause de la conjoncture actuelle que connait le pays.

Le constat qui se dégage de sa visite au marché Niger est le désintérêt des commerçants dans la célébration de la journée du 1er mai. Car pour bon nombre de commerçants, la fête des travailleurs ne concerne que les salariés.

Du côté du Palais du Peuple, la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), a célébré  cette fête internationale des travailleurs.

Présent à cette cérémonie, le Premier Ministre, Chef du gouvernement Mamady Youla dit saisir cette opportunité pour lancer un appel pressant à l’ensemble des acteurs impliqués de près ou de loin dans les questions d’emploi en République de Guinée, pour dit-il, ‘’veiller à ce que les revendications légitimes des jeunes notamment en ce qui concerne les questions d’emploi et d’amélioration des conditions de vie ne soient pas une occasion pour certains de créer des troubles dans notre pays et se lancer dans des actions violentes et la destruction systématique et récurrentes des biens publics’’.

Pour Mamady Youla, « Les évènements récents de Boké sont là pour nous rappeler l’urgence d’offrir des perspectives professionnelles à nos jeunes, mais aussi à l’absolue nécessité de préserver nos acquis et notamment nos outils de travail»

O.THIAM

 

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