La 5ème édition du Salon de la Lecture (SALEC) pointe à l’horizon. Sur fond de conférence de presse tenue ce weekend à Conakry, la commissaire générale Kadiatou Kaba et ses invités ont dévoilé les contours de cet évènement littéraire.
Cette nouvelle édition qui se tiendra du 17 au 22 février à Conakry est placée sous le thème ‘’le livre au service de la lutte contre les violences basées sur le genre’’. Pas moins de 100 établissements d’enseignement scolaires et universitaires vont compétir dans les différentes épreuves à savoir : le concours littéraire, la lecture publique et la dictée.
Parallèlement d’autres activités sont prévues dont les ateliers de formations, les conférences débat et les panels sur le thème ainsi que des projections de films sur les VGB.
Selon la commissaire générale, cette année le but est d’impliquer toutes les institutions, les ONG, les structures et toutes les parties prenantes pour lutter ensemble contre les violences basées sur le genre. C’est pourquoi des activistes comme Fatou Baldé Yansané et des auteurs sur la thématique sont invités à cette édition.
« Après le thème, la deuxième nouveauté c’est que nous avons réussi à entrainer avec nous, toutes les institutions internationales de lutte contre les VGB et aussi les associations et ONG. Toutes ces entités ont décidé d’être à nos côtés pour pouvoir vraiment lutter contre cette problématique. » a soutenu dame Kaba.
Pour pérenniser le SALEC, la commissaire général lance un appel. « J’aimerais inviter sincèrement l’ensemble des partenaires techniques et financiers à se joindre à cette cause noble. Parce qu’aujourd’hui, tout le monde reconnait que le SALEC est en train de révolutionner l’industrie littéraire en Guinée à travers la valeur ajoutée qui est la lecture des primairiens, des collégiens et des lycéens. Cependant, nous rencontrons énormément de difficultés. Aujourd’hui avec les ambitions que nous avons par rapport au SALEC, il faut que toutes les entités en charge de la promotion du livre et de la lecture puissent nous accompagner dans cette mission, sinon, sans quoi on risque de baisser la garde pour faute d’accompagnement. »
Dans son intervention de circonstance, le président de l’association des écrivains de Guinée, Fadama Itala Kourouma reconnait la crédibilité du SALEC qui est devenu une structure d’appui pour la promotion de la lecture en Guinée.
« La problématique c’est le déficit de lecture au niveau des élèves. Ce constat là fait par l’association des écrivains de Guinée, est aujourd’hui un enjeu à relever par nous. C’est pour cela Kadiatou Kaba et son SALEC constituent une structure d’appui pour la promotion de la lecture. Nous en tant qu’écrivains, nous lançons une invite à tout le monde pour qu’on initie nos enfants à la lecture. C’est à travers la lecture qu’on peut appréhender la science. C’est à travers la lecture qu’on peut appréhender les vertus de la construction d’un pays. »
C’est dans ce même sens que le mentor de cette 5ème édition du SALEC, Fatou Baldé Yansané, renchérit en mettant en avant l’importance de la lecture et la bravoure de Kadiatou Kaba.
« Je la voie chaque année comment elle persévère dans cette dynamique de promouvoir la lecture. C’est une excellente chose. Mettons-nous ensemble pour porter plus haut et fort le projet de Kadiatou Kaba qui est une femme de cœur parce qu’elle est persévérante. Lier la lecture aux violences, c’est une manière d’apporter un autre plus à ce projet qui doit être soutenu et accompagner. »
Tout comme Fatou Baldé, les autres ambassadeurs de cette édition ont pris l’engagement solennelle de se mettre entièrement à la disposition du SALEC jusqu’à la fin de cet évènement littéraire.
Ibrahima Soya