Médecins du Soudan : le bilan s’alourdit à 5 morts dans la dispersion du sit-in de Khartoum

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Le Comité des médecins du Soudan a annoncé, lundi, que le bilan de la dispersion du sit-in devant le commandement militaire de Khartoum s’est alourdi à 5 morts.

L’information a été révélée dans un communiqué émis par le Comité, consulté par Anadolu.

Le Comité a affirmé que 3 personnes sont tombées en martyr par les balles du Conseil militaire, ce qui porte le bilan à 5 morts.

Le communiqué a signalé qu’un grand nombre de graves blessures a nécessité des opération chirurgicales et l’établissement de soins intensifs.

Le Comité a ajouté qu’un certain nombre de martyrs n’est pas encore certain et qu’il communiquera dès confirmation de l’information.

Lundi à l’aube, les autorités soudanaises avaient procédé à la dispersion de milliers de protestataires, en sit-in devant le centre de commandement militaire dans la capitale Khartoum, en utilisant des balles réelles et des bombes lacrymogènes, selon des témoins oculaires.

Pour sa part, le Rassemblement des professionnels soudanais, parmi les principaux meneurs des protestations, a affirmé que « les révolutionnaires en sit-in devant le commandement des forces populaires armées sont visés par un massacre sanguinaire, dans une tentative subite de dispersion de ce sit-in ».

Le Comité central des médecins du soudan a annoncé, lundi à l’aube, le décès de deux personnes et la blessure de dizaines d’autres, lors de la dispersion de milliers de manifestants en sit-in devant le commandement général de l’armée à Khartoum.

Les commandants de l’armée soudanaise avaient démis Omar al-Bachir de la présidence, le 11 avril dernier, après 30 années au pouvoir, sous la pression de manifestations populaires déclenchées depuis l’année dernière, en protestation contre la dégradation de la situation économique.

Des milliers de Soudanais campent devant le centre de commandement de l’armée à Khartoum, pour amener le Conseil militaire à accélérer le transfert du pouvoir à des civils, suite à des craintes de récupération par l’armée des revendications de changement, comme c’était le cas dans d’autres pays selon les protestataires.

Source Anadolu

 

 

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