Comme à l’accoutumé depuis près de 20 ans, les 72 heures du livre vont se tenir cette année encore. Ce vendredi 3 avril 2026, les organisateurs ont annoncé les couleurs de la 18ème édition qui se tiendra les 23, 24 et 25 avril prochain. Cette cérémonie de lancement officielle qui a eu lieu à l’espace Gbassikolo en face du palais du peuple a été présidée par le ministre de la Culture du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moise Sylla. L’évènement a connu une forte mobilisation des personnalités du pays et des passionnées du livre dont les membres de l’Association des Ecrivains de Guinée.
L’édition 2026 est placée sous le thème « Jeunesse et numérique : créativité, innovation, engagement ». La préfecture de Forécariah est la ville invitée de cette année et les 13 communes de la capitale sont désignées invitées d’honneur. Aicha Kaporo Soumah est la commissaire générale. Elle remplace Diaka Camara.
Selon la commission d’organisation, les trois jours seront consacrés aux expositions, aux dédicaces, émissions, lectures, signatures, tables rondes, des ateliers, conférences, projections ainsi qu’au slam.
Dans son intervention de circonstance, le ministre Moussa Moise Sylla la rappelé la place incontournable de la culture et l’éducation qui se trouvent dans l’axe 2 du programme Simandou 2040. Selon lui, sous le régime Mamadi Doumbouya, la culture n’est plus périphérique de notre pays, elle est centrale et structurante.
Le Ministre a également mis en lumière le rôle central de la jeunesse guinéenne, qu’il a décrite comme une génération déjà engagée dans la création, l’innovation et l’expression artistique.
Selon lui, l’enjeu majeur réside désormais dans la structuration et l’accompagnement de ce potentiel : « Notre jeunesse crée, innove, écrit et invente. Il nous appartient de lui offrir les cadres nécessaires pour transformer ce potentiel en véritable force de développement. »
Cette vision s’aligne pleinement avec le thème retenu pour cette 18e édition, qui ambitionne de positionner le numérique comme un outil d’émancipation et d’opportunités pour les jeunes.
Par sa part, la Gouverneure de la ville de Conakry, M’mahawa Sylla, a salué la tenue de cet événement dans une capitale désormais reconnue comme Ville créative de l’UNESCO en littérature depuis octobre 2025, une distinction qui renforce le positionnement culturel de la Guinée à l’international.
Quant au fondateur des 72 heures du livre, Sansi Kaba Diakité qui s’est mis un en retrait pour promouvoir les guinéens notamment les femmes, il s’est réjoui de la pérennisation de cet évènement. Il a salué l’implication de l’Etat guinéen, l’association des écrivains de Guinée et les partenaires pour la réussite des 72 heures du livre.
Ibrahima Soya










