En partenariat avec la Banque mondiale, l’Agence Nationale de Digitalisation de l’Etat (ANDE) a lancé ce mardi 7 avril dans un réceptif de la capitale, l’atelier ‘’e-Services et interopérabilité des systèmes publics : piliers de la transformation numérique en Guinée’’. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’intégration numérique en Afrique de l’Ouest (WARDIP Guinée) du projet de transformation numérique pour l’Afrique (DTfA). 
Ce lancement présidé par le Directeur du Cabinet Adjoint de la Primature, Lanciné Hawa Doumbouya, a regroupé de nombreux acteurs du secteur numérique issus du public, du privé et des institutions.
Dans son intervention de circonstance, le Directeur Général de l’ANDE, Youssouf Mohamed Aribot a expliqué la portée de cet atelier qui vise à faciliter les démarches administratives des citoyens et rendre l’administration plus efficace.

« Le programme WARDIP est un programme sous-régional financé par la Banque mondiale et couvre différentes composantes de ce programme. Nous sommes accompagnés par l’Union internationale des télécommunications, qui est le partenaire technique et qui accompagne notre agence, mais aussi le département en charge de la Communication de l’Economie Numérique et de l’Innovation. Le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique, pour travailler sur les briques que sont les e-services, c’est-à-dire les services publics, mais également la question d’interopérabilité. Pendant cet atelier, on mettra l’accent sur les services prioritaires. Je citerai par-là : l’obtention d’un certificat de résidence, l’obtention d’une carte d’identité, d’un passeport… Il s’agit de simplifier la vie à nos concitoyens quand il est question d’obtention de ces documents administratifs. Parce que c’est un droit universel pour un citoyen de disposer d’une identification qui lui permet de se déplacer et d’avoir aussi accès à des services de l’État » a expliqué M. Aribot.
C’est dans ce même ordre d’idée que le représentant du Premier ministre Amadou Oury Bah est revenu sur la volonté politique de l’Etat guinéen à moderniser l’administration.

« Il nous faut obligatoirement moderniser notre administration. Il nous faut impérativement que les différents services de l’Etat se parlent, communiquent, ce que nous appelons l’interopérabilité des systèmes d’information. Le citoyen doit avoir accès à toutes les informations et à tous les services de la façon la plus rapide possible. Et dans les conditions les plus transparentes. C’est pourquoi le gouvernement a bien voulu qu’il y ait un ministère qui prenne en compte cet aspect de modernisation de l’administration publique. Et ce département également a, à travers un service dédié à cette digitalisation de l’Etat, appelé ANDE. », a indiqué Lanciné Hawa Doumbouya.
Selon M. Doumbouya, cet atelier doit permettre de trouver des mécanismes les plus appropriés pour rendre l’administration plus efficace.
Quant au Secrétaire Général du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique, Aboubacar Kourouma, cet atelier vient à point nommé. Car, il est important que l’ensemble des plateformes digitales de l’État puissent communiquer entre elles et ça permet de simplifier la vie des concitoyens.
Pour sa part, le représentant résident de la banque mondiale en Guinée, il a encouragé les participants à accorder une importance capitale à cet atelier.
《Nous vous invitons à participer pleinement à cet atelier.》
Cet atelier de trois jours se poursuivra jusqu’au 9 avril. Pendant les travaux, les participants vont proposer des mécanismes efficaces pour une transformation numérique de la Guinée.
Ibrahima Soya










