Le nouveau procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF), Alphonse Charles Wright lance déjà sa lutte contre les auteurs de malversations financières. Il vient d’engager des poursuites judiciaires contre 111 hauts cadres de l’administration guinéenne qui sont : DAF (Directeurs Administratifs et Financiers), contrôleurs financiers, anciens ministres, anciens directeurs, personnes responsables des marchés publics dans les ministères et gérant de société.
D’après le Parquet, ils sont poursuivis pour des faits présumés de : détournement de deniers publics ; enrichissement illicite ; blanchiment d’argent ; corruption d’agents publics ; abus de biens sociaux ; abus de confiance ; faux et usage de faux ; escroquerie et complicité.
Ces infractions prévues et punies par les dispositions des articles 19, 20, 403, 428, 499, 764 et suivants, 771, 776, 903 du code pénal, 7, 112, 113 de la loi L/2021/0024/AN du 17 Août 2021 portant lutte contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme ; 3, 4, et 45 de la loi L/2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées.
Dans un courrier adressé au Commissaire Spécial de la Direction de la Police de l’Air et Frontière, le Procureur Spécial de la CRIEF sollicite l’interdiction de sortie du territoire guinéen des 111 hauts cadres cités dans ce dossier jusqu’à la fin de l’enquête.
« Attendu qu’il a été porté à notre connaissance que les susnommés pourraient sortir du territoire national, dans le but de se soustraire des poursuites ;
Que leur présence sur le territoire guinéen s’avère nécessaire pour les besoins d’enquête en cours ;
Vu les dispositions des articles 47 et 55 du code de procédure pénale ;
Requiert au Commissaire Spécial de la Direction de la Police de l’Air et frontières à l’effet d’empêcher les suspects de sortir du territoire de la Guinée. » lit-on.
Ibrahima Soya









