L’OGDH, le fond mondial des survivants et la plateforme de coordination et de plaidoyer pour la réparation des victimes des violations graves des droits humains en Guinée ont fait une déclaration conjointe ce vendredi après-midi à la maison de la presse à Conakry.
Le collectif a rappelé les violences subies par les guinéens depuis son accession de la Guinée à l’indépendance en 1958. Il a salué les efforts fournis par les actuels dirigeants du pays en faveur de certaines victimes dont celles du 28 septembre qui ont été indemnisées. Le collectif souligne la nécessité d’aller au-delà de l’indemnisation financière en incluant la reconnaissance des faits, des excuses officielles et des garanties de non-répétition. A cet effet, le collectif appelle à la mise en œuvre d’un projet de loi et un décret pour les réparations complètes des victimes.
« Mr le Président, adopter une loi de réparation centrée sur les victimes permettra de donner un cadre légal clair aux engagements déjà pris par l’État en matière de réparation…L’avant-projet de loi et son décret d’application sont prêts. L’avant-projet de loi a été examiné en conseil interministériel et attend d’être examiné en conseil des ministres, avant d’être transmis au Conseil National de la Transition pour adoption. Est notamment prévue par ces textes la création d’une Agence Nationale des Réparations laquelle établira un registre national unique de victimes… nous exprimons notre espoir de voir aboutir prochainement cette loi qui apportera reconnaissance et apaisement aux victimes », lit-on.
Selon les conférenciers, cette nouvelle plateforme qui est en train de réunir l’ensemble des survivants des violations des droits de l’homme depuis 1958 est à la disposition des autorités pour accompagner le cheminement des textes d’avant-projets de loi et de décret, assurer leur adoption rapide ainsi que leur mise en œuvre.
Ibrahima Soya










