À peine quelques jours après avoir été relevé de ses fonctions de Premier ministre par le président de la République Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko réalise un retour spectaculaire au sommet de l’État en prenant la présidence du Parlement, l’une des principales institutions du pays. Ce Mardi, à la suite de la démission récente de l’ex-président, El Hadj Malick N’Diaye, l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale. Le chef du parti PASTEF a obtenu 132 voix sur 165 suffrages exprimés.
Ce couronnement au perchoir succède à un tremblement de terre politique majeur à la télévision nationale, le président Bassirou Diomaye Faye mettait fin brutalement aux fonctions d’Ousmane Sonko et de tout son gouvernement. Ce coup de théâtre a mis fin à dix années de compagnonnage politique au sein du PASTEF. Le « tandem » à la tête de l’Etat, uni en apparence, an explosé après des mois de profondes divergences. Les tensions ont débouché sur des crispations à l’Assemblée nationale sur la gestion des fonds politiques et la perte de confiance du chef de l’Etat.
L’élection d’Ousmane Sonko à la présidence du Parlement redéfinit totalement l’équilibre des pouvoirs. Le chef de file conserve le soutien sans faille des parlementaires de sa majorité, bien qu’il ait été écarté de la primature. Cette configuration inédite met en effet le pays en situation de cohabitation difficile entre un pôle présidentiel affaibli et un pouvoir législatif fort, tout entier à la dévotion du nouveau président de l’Assemblée.
Par ailleurs, à la Primature, le président du PASTEF a été remplacé hier lundi soir par un de ses anciens membres du gouvernement. Il s’agit d’Ahmadou Aminou Lô qui devient désormais le Premier ministre du Sénégal. Dans les jours à venir il va composer son futur gouvernement.
Ibrahima Soya









