La République de Guinée s’apprête à commémorer le 68e anniversaire de son accession à la souveraineté nationale, le vendredi 2 octobre 2026. À quelques semaines de cette date historique, le gouvernement a déjà enclenché les préparatifs. La célébration était d’ailleurs inscrite à l’ordre du jour du Conseil des ministres extraordinaire tenu vendredi dernier, marquant le retour de congé annuel du chef de l’État. À cette occasion, le thème officiel de cette édition a été dévoilé : « S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir : NOTRE JEUNESSE. »
Au-delà de l’hommage traditionnel rendu aux pionniers de l’indépendance, l’édition 2026 accordera une place centrale à la jeunesse guinéenne. Considérée à la fois comme le présent et l’avenir du pays, son implication reste indispensable pour porter le développement de la nation.
Les chiffres du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4) rappellent l’urgence des défis : 79 % de la population guinéenne a moins de 35 ans. Si cette écrasante majorité représente une force vive et une main-d’œuvre capable de dynamiser durablement l’économie nationale, la réalité du terrain reste difficile. Paradoxalement, la majeure partie de ces jeunes fait face au chômage et peine à s’insérer sur le marché du travail.
Loin de se limiter aux seules réjouissances populaires et à la traditionnelle mamaya, la célébration de ce 68e anniversaire doit s’imposer comme un catalyseur. Elle doit déboucher sur des initiatives concrètes, offrant de réelles opportunités aux jeunes pour qu’ils deviennent des acteurs à part entière de la construction de la nation.
Ibrahima Soya






