Suite à la récente nomination partielle du gouvernement, les prises de fonction des promus se sont enchaînées cette semaine. Ce mercredi 29 juillet, de nombreuses passations de service ont eu lieu dans les différents départements. C’est le cas au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Lors d’une cérémonie solennelle, qui s’est déroulée sous l’égide du secrétaire général du gouvernement, Benoît Kamano, et du vérificateur général, Togna Doré, la ministre sortante, Dr Diaka Sidibé, a cédé son fauteuil de chef de département à la ministre entrante, Djami Diallo.

Dans son discours de circonstance, Diaka Sidibé a dressé le bilan de son second passage à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.
« En quelques mois, grâce à l’engagement remarquable des cadres du département, des responsables des institutions d’enseignement supérieur, des chercheurs, des enseignants, des étudiants et de nos partenaires, nous avons pu poser des bases solides. Ce sont ainsi plus de 10 programmes et projets qui ont été lancés, 30 docteurs et enseignants-chercheurs recrutés et 25 pays et partenaires engagés à nos côtés. Le premier semestre de 2026 aura permis d’atteindre un taux d’exécution du plan d’action opérationnel de 94 %, avec un axe gouvernance et performance exécuté à 100 % et un axe orientation stratégique exécuté à 98,24 % », a indiqué l’ancienne ministre, tout en souhaitant que sa successeure puisse continuer sur ce même élan pour matérialiser la politique du gouvernement d’Amadou Oury Bah.
Pour sa part, Djami Diallo a reconnu que le département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique occupe une place centrale dans la vision de développement des autorités. Selon elle, le développement du capital humain se traduit notamment par l’initiative Simandou Academy.
« Former, produire de la connaissance et mettre cette connaissance au service du développement de notre pays, voilà la mission. C’est pourquoi mon action sera guidée par une exigence constante : celle de la performance, de l’impact et des résultats », a déclaré Djami Diallo.
Poursuivant son allocution, elle a fixé ses priorités à la tête du ministère : « Notre ambition s’articulera autour de trois priorités majeures : la première est l’amélioration de la qualité et de la pertinence des formations. Nous poursuivrons la modernisation des curriculums, le renforcement des standards académiques et une meilleure adéquation entre les offres de formation de nos institutions et les besoins de notre économie. Chaque diplôme doit être un véritable levier d’employabilité, de compétence et de création de valeur. La deuxième priorité est une recherche scientifique davantage tournée vers les besoins du développement. Nous renforcerons l’accompagnement des enseignants-chercheurs et des chercheurs tout en encourageant une recherche capable d’apporter des réponses concrètes aux défis de notre pays, notamment dans les domaines prioritaires de l’agriculture, de la santé, de l’énergie, de l’environnement, des mines, du numérique et de l’innovation. La troisième priorité concerne la gouvernance et la performance de nos institutions. Nous poursuivrons les efforts visant à renforcer la transparence, la redevabilité, la culture de l’évaluation et l’efficacité de la gestion. La qualité de nos résultats dépendra aussi de la qualité de notre gouvernance. »
D’après la nouvelle ministre, la réalisation de cette ambition requiert une exigence rigoureuse. À cet effet, Djami Diallo a sollicité l’appui et le soutien de ses nouveaux collaborateurs pour atteindre les objectifs fixés.
Ibrahima Soya






