Par un décret présidentiel lu jeudi soir à la télévision nationale, le Général de brigade Mohamed Amine Camara a été propulsé au poste stratégique de chef d’État-major particulier du président de la République. Cette nomination marque un tournant dans la restructuration du premier cercle sécuritaire du Général d’armée Mamadi Doumbouya. Retour sur le parcours sans faute d’un homme de l’ombre qui prend désormais la tête de la coordination militaire du Palais Mohammed V.
Immatriculé sous le numéro de matricule 27 480 G, le Général Mohamed Amine Camara s’est d’abord forgé une solide réputation de rigueur au sein des forces armées guinéennes en dirigeant l’École Nationale des Sous-Officiers d’Active (ENSOA) de Manéah. C’est là, au cœur de l’instruction, qu’il façonne les futurs cadres de l’armée de terre.
Le 15 novembre 2021, au lendemain de l’avènement du CNRD, sa trajectoire prend une dimension nationale. Nommé Directeur général de l’Agence du Service Civique d’Action pour le Développement (ASCAD), il hérite d’une institution clé pour la stabilité sociale. En l’espace de cinq ans, il transforme radicalement l’ASCAD, faisant de l’agence un modèle sous-régional d’éducation citoyenne, de formation professionnelle et de réinsertion pour des milliers de jeunes guinéens en situation de décrochage. Ses états de service exceptionnels lui valent d’être promu au grade de Général de brigade en mars 2026.
L’arrivée du Général Mohamed Amine Camara au cabinet présidentiel répond à des impératifs hautement stratégiques et apporte une réelle valeur ajoutée à l’appareil d’État :
Une expertise unique en gestion sociale des crises : Contrairement aux profils exclusivement axés sur la force tactique, le Général Camara possède une maîtrise fine des enjeux liés à la jeunesse et au chômage. Il apporte à la Présidence une vision moderne de la sécurité, capable de traiter les vulnérabilités sociales qui font le lit de l’instabilité.
Un verrouillage sécuritaire et une loyauté totale : En plaçant un homme de confiance absolue à la tête de l’État-major particulier, le président Doumbouya s’assure d’une fidélité à toute épreuve pour coordonner la sécurité du palais, de la garde présidentielle et des transmissions militaires les plus sensibles.
Une fluidité totale dans la chaîne de commandement : Le Général Camara va agir comme une courroie de transmission directe et rapide entre la Présidence et l’État-major général des armées. Son rôle permettra de court-circuiter les lourdeurs bureaucratiques pour une réactivité immédiate face aux urgences sécuritaires nationales et sous-régionales.
À peine installé, le nouveau chef d’État-major particulier devra immédiatement collaborer avec le Général Ibrahima Kalil Condé, installé la veille au ministère de la Défense, pour piloter les dossiers brûlants de la sécurité nationale.
LCC






