Poursuivi pour des faits présumés de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence et d’association de malfaiteurs, l’ancien magistrat Algassimou Diallo devait comparaître ce mardi 8 septembre devant la chambre de jugement de la Cour suprême. L’audience a finalement été renvoyée à la mi-octobre en raison de l’absence notable du prévenu, actuellement détenu à l’intérieur du pays.
Algassimou Diallo n’a pas pu prendre part à l’audience de ce matin. Depuis samedi dernier, il est provisoirement détenu à la maison d’arrêt de Macenta, une localité située à plus de 700 kilomètres de la capitale, Conakry.
Après avoir constaté cette absence dès l’ouverture de l’audience, les avocats de la défense ont immédiatement sollicité un report, arguant qu’un procès pénal ne peut légalement se tenir en l’absence de l’accusé.
S’exprimant devant la presse, Me Moussa Diallo, l’un des conseils de l’ancien magistrat, a précisé la teneur de leur démarche.
« Ce qu’il y a à retenir, c’est qu’à l’audience précédente, vendredi, la défense avait déjà sollicité le renvoi de cette affaire au 15 octobre afin de pouvoir préparer sereinement la défense de M. Algassimou Diallo. Ce matin, tout le monde a constaté son absence dans la salle. En matière pénale, la personne poursuivie, sauf si elle est en fuite, doit obligatoirement être présente à toutes les audiences qui la concernent. Compte tenu de cet état de fait, nous avons soulevé qu’on ne peut ni le juger en son absence, ni vider le délibéré attendu. Il revenait donc à la Cour de renvoyer la cause à une date ultérieure, le temps que le procureur accomplisse les diligences nécessaires pour le faire comparaître. »
Après examen de la requête de la défense, la Cour suprême a accédé à la demande et a renvoyé l’affaire au 15 octobre prochain. Ce délai doit permettre aux avocats de peaufiner leur dossier et au ministère public de prendre toutes les dispositions nécessaires pour transférer et faire comparaître l’accusé à la barre.
Ibrahima Soya






