Grève des enseignants assistants : L’université de Labé touchée par le mouvement

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Après une réunion tenue dans la soirée du lundi 16 octobre 2017, les d’enseignants assistants en fonction a décidé de battre le pavé a appris sur place le courrierdeconakry.  Leur premier objectif est démentir  l’information du rectorat selon laquelle ils étaient présents à l’université le jour de la rentrée c’est-à-dire le 16 octobre.

Dans la logique de se rallier au mouvement de grève qui touche les universités de la capitale, les  125 enseignants assistants de Labé ont refusé de rejoindre l’université dans la matinée du mardi 17 octobre 2017.

Dans un anonymat total pour des raisons de sécurité,  certains d’entre eux se sont prêtés à nos questions : « Ce n’est pas vrai parce que celui qui se sent concerné par cette revendication ne va pas se hasarder à aller en classe. Aucun professeur n’était à Hafia ce lundi et à la réunion d’ouverture il n’y a pas eu consensus par rapport à la reprise des cours » réplique cet enseignant.

« Les enseignants assistants de l’université de Labé sont solidaires de  leurs collègues des autres institutions. Toutes les universités doivent conjuguer encore les mêmes efforts. Lorsque tout va rentrer en ordre nous irons en classe car c’est notre métier » rassure-t-il.

Plus explicite que ses prédécesseurs, un autre : « Rétablir les assistants et attaché de recherche consiste à faire un arrêté qui inclu leur part. Un arrêté conjoint du ministère de l’enseignement supérieur et celui de l’économie et des finances attestant que les personnes qui ont les rangs de maitres assistants, maitre de conférences et professeurs bénéficient respectivement de 6 000 000 GNF, de 8 000 000 GNF et de 10 000 000 GNF » revendique-t-il.

Sur le sujet, docteur Mamadou Dian Gongoré Diallo le recteur de l’université de Labé donne des précisions : « L’arrêté qui fixait les avantages c’est-à-dire  l’arrêté 23 56 est rapporté par un autre arrêté que j’ai dans ma boîte électronique là. Il y a des jeunes qui n’ont pas compris mais puisque nous sommes dans un pays de droit, c’est leur droit de dire qu’ils ne viennent pas en cours ».

Jusqu’au moment où nous quittions les lieux, les enseignants n’avaient pas accepté de rallier l’université Hafia de Labé.

Bah Djenabou Labé, pour lecourrierdeconakry.com

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