Labé : La forte densité des forages inquiète les techniciens de l’environnement

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De janvier 2019 à ce jour, les forages implantés dans la préfecture de Labé ne se comptent pas. Le tarissement des puits doublé de la rareté de l’eau de robinet sont entre autres les causes qui poussent les citoyens à se tourner vers cette solution de rechange qui semble être l’unique recours de la population en cette période d’étiage. Ce, malgré les conséquences et les dégâts que cette forte exploitation des eaux en profondeur cause à l’environnement.

Sur le sujet, Mamadou Kobera Diallo, le chef de la section préfectorale de l’environnement explique : « La forte densité des forages n’est pas du tout bonne pour la nappe phréatique. Nous, à l’Environnement, nous préférons une forte densité de puits que les forages parce que les forages exploitent la nappe phréatique en profondeur. Donc il accélère la descente de la nappe phréatique alors que les puits exploitent la nappe phréatique en surface et ça n’occasionne pas la descente de la nappe phréatique. Ça c’est en termes de conséquence ».

Parlant des causes, le responsable de l’Environnement a été, on ne peut plus clair : « C’est la rareté de l’eau qui fait qu’il y a assez de forages, parce que dans les temps il n’y en avait pas. Maintenant s’il n’y a pas d’eau au niveau des puits, il n’y en a pas au niveau des têtes de source et des cours d’eau, il n’y en a pas au niveau des robinets, comme c’est le cas  actuellement, les gens sont obligés de faire recours aux forages qui sont de plus en plus denses malgré les conséquences ne sont pas du tout appréciées par nous services de l’Environnement ».

En fin, Mamadou Kobera Diallo a tenu à lancer cet appel : « Je profite pour demander à tous ceux qui habitent à côté des têtes de source de s’éloigner parce que c’est ça la source de la vie. C’est l’eau la source de la vie et la tête de la source c’est la tête de la vie-même. Donc les gens n’ont qu’à s’éloigner des têtes de sources ».

Selon les spécialistes, le désert avance vers la Guinée en raison de cinq kilomètres par an.

Bah Djenabou Labé, pour lecourrierdeconakry.com

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