Le mouvement #metoo s’invite au Fespaco, des femmes africaines et antillaises témoignent

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Crédit photo/africanwomenincinema.blogspot.com

A Ouagadougou où se tient le festival du film panafricain, l’actrice burkinabé Azata Soro a raconté pour la première fois son agression par un réalisateur programmé dans le festival. D’autres, comme les Guadeloupéennes Mariette Monpierre et Nathalie Vayrac ont également parlé.

En larme, le visage le visage barré par une vilaine cicatrice Azata Soro raconte : « après l’attaque, ils ont nettoyé le sang et ils ont repris le tournage ». Les faits se sont passés en septembre 2017 et l’auteur de l’attaque est nommé : il s’agit du réalisateur burkinabé Tahirou Tasséré Ouédraogo.

L’actrice est venue témoigner in extremis à une table ronde sur la place des femmes dans le cinéma, organisée par le Collectif des cinéastes non alignées, programmée dans le cadre du Fespaco. Au même moment, celui qui l’avait défigurée à coups de tesson de bouteille voyait sa série de télévision projetée dans une des salles du festival.

« Si tu veux du boulot, il faut que tu couches »

La table ronde avait démarré deux heures plus tôt en présence de professionnelles du cinéma, comme les actrices Aïssa Maïga et Nadège Beausson-Diagne, et de la réalisatrice guadeloupéenne Mariette Monpierre. Mais la conférence, qui se voulait un simple état des lieux sur le cinéma fait par les femmes, s’est soudainement transformée en exutoire sur les violences subies par les femmes dans ce milieu.

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