Assises nationales des Comores : Azali Ansoumani  à la recherche de soutien

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Il était 14h ce mardi 16 janvier 2016, quand l’avion transportant le président de l’union des Comores, Azali Ansoumani a atterrit sur le sol guinée.

C’est la première visite du président Comorien en Guinée depuis qu’il a été à la tête du pays entre 1999 et 2006 et sa réélection en 2016.

« Le président alpha Condé est mon frère. A chaque fois que je peux venir prendre ses bénédictions, je ne manque pas les occasions. La Guinée est un grand pays, un pays d’histoire. Vous qui êtes nés hier, vous allez voir, et comprendre l’action de la Guinée qui a été un catalyseur et une voie pour les indépendances en Afrique. Toute l’Afrique doit à la Guinée », s’est-t-il exprimé au micro des journalistes dans le salon d’honneur de l’aéroport de Conakry Gbessia.

Avec l’accueil de plusieurs étudiants comoriens en Guinée, ce pays garde des liens très forts avec la Guinée.

« Pendant l’indépendance, quand on n’a coupé avec la France, c’est la Guinée qui nous a accueillis. Donc aujourd’hui, l’administration comoriennes, les cadres comoriens ont été formés en Guinée ». a indiqué le président l’union des îles Comores. Donc la Guinée est un pays avec lequel on a des relations capitales.

L’autre motif selon lui est le report des assises dans son pays. « Quand j’en ai parlé à mon grand frère (Alpha Condé, ndlr), il m’a encouragé. Iil en a parlé au président de la commission de l’union africaine. Donc j’en ai parlé au secrétaire général des Nations Unis. Tout ceci dénote les bonnes relations entre la Guinée et les Comores ».

Il a affirmé que sur ce, le président Alpha Condé a vu Gouteres (ndlr: secrétaire général des nations-unies), il a parlé de ce problème de ces assises des Comores.

« Gouteres a accepté, il nous a envoyé une éminente personnalité, après on n’a eu un problème d’agenda. Donc je suis venu spécialement pour ça aujourd’hui, pour lui parler du report des assises et lui dire pourquoi on n’a reporté. Et avoir toujours son accompagnement, parce qu’il a décidé de nous accompagner. Nous allons parler en off, car demain je partirai parce que la commission technique se réunira le 5 février », a-t-il conclut.

Pour faire le bilan de 42 ans d’indépendance, les îles Comores  par le biais de la société civile ont décidé de tenir des assises qui il le faut noter ne fait pas l’unanimité dans le pays.

Nantènin Traoré        

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