La République de Guinée a célébré ce mercredi 11 février à Conakry, la journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des Mutilations Génitales des Femmes (MGF) en différé ; sous le thème « vers 2030 : pas de fin aux MGF sans engagement et investissements soutenus » C’est la toute nouvelle ministre de la Femme, de la Famille et de la Solidarité, Pauline Patricia Adéline Lamah qui a logiquement présidé cette cérémonie. L’évènement a mobilisé des activistes des droits de la femme, des représentants des collectivités locales et des institutions partenaires.
Dans son discours solennel, la ministre de la Femme, de la Famille et de la Solidarité a soutenu que l’élimination des mutilations génitales féminines exige une tolérance zéro, un engagement collectif et surtout une mobilisation communautaire réelle, car la lutte doit être gagnée au sein de nos familles. « Nous parlons d’une réalité qui touche l’intime, qui marque le corps et les esprits »
Pour mieux lutter contre les mutilations génitales féminines, Patricia Lamah a sollicité l’implication de toutes les couches sociales notamment les autorités locales dans les quartiers et les chefs religieux.
« Les collectivités locales, en raison de leur proximité avec la population, doivent être pleinement associées à la stratégie nationale. Les autorités religieuses et coutumières, je vais bien m’appuyer dessus, occupent une place déterminante dans l’orientation des consciences. Leur parole a un poids moral considérable…Aucune religion n’impose la mutilation d’une enfant. La protection de la vie et de la dignité est un principe commun à toutes les traditions spirituelles » a-t-elle affirmé.
Par ailleurs, il faut signaler que cette journée est marquée par le renforcement de capacités des conseillers communaux de la ville de Conakry et l’adoption d’un texte d’engagement visant à intégrer la lutte contre les MGF dans les plans de développement locaux et dans les plans d’investissement annuel.
Ibrahima Soya










