De nos jours, éduquer un enfant est devenu un véritable casse-tête pour les parents. À l’ère de la modernité et des nouvelles technologies et de l’information, les jeunes sont exposés à tous les dangers. Dans la société, la dépravation des mœurs gagne du terrain, la morale laisse la place à l’immoralité. Le mauvais comportement des jeunes garçons et filles sur les réseaux sociaux inquiète La démission des parents et le laxisme de l’État aggravent la situation.
Auparavant un enfant était éduqué par tout un village ou un quartier. Dès que l’enfant se comporte mal, il est immédiatement corrigé par quelqu’un qui n’est même pas de sa famille, mais actuellement c’est le contraire. Quelqu’un n’ose plus frapper l’enfant d’autrui pour éviter des représailles. Dans la rue, un jeune peut se permettre de faire des injures publiques sans que quelqu’un ne l’interpelle et ne lui demande de cesser. A la maison, certains parents n’ont pas le temps de s’occuper de leurs enfants et l’État n’agit pas suffisamment pour lutter contre la dépravation des mœurs.
Les jeunes se lancent très tôt dans les vices de la vie. Dès l’adolescence, ils commencent à fumer la cigarette, la drogue et à boire de l’alcool. Certains ont découvert le sexe avant l’âge de la puberté et d’autres se lancent dans la prostitution. La floraison des téléphones magnétiques a malheureusement contribué à aggraver l’immoralité des jeunes. Ils n’ont plus de respect pour les aînés Ils se livrent à des pratiques inappropriées sur les réseaux sociaux qu’ils partagent dans les groupes. Des injures et des scènes obscènes sont partagées en boucle.
Malgré son danger sur la santé, la chicha est devenue une denrée alimentaire pour beaucoup de jeunes à Conakry. Elle est consommée presque partout : dans les chicha-lounge, les boîtes de nuit, les quartiers et même dans les maisons. Ils fument la chicha même pendant le Ramadan devant les parents. Sans une bonne éducation des fils et filles du pays qui sont l’avenir de notre pays, la Guinée de demain sera incertaine. Les autorités actuelles du pays doivent mettre un accent particulier sur l’éducation civique et morale, mais surtout lutter efficacement contre la dépravation des mœurs.
En outre, la dépravation des mœurs et son impact sur l’avenir de la jeunesse suscitent des préoccupations croissantes dans la société guinéenne. Les comportements déviants, souvent exacerbés par les influences des médias et des réseaux, posent la question de l’éducation morale et des valeurs qui guident les jeunes. Les parents, les enseignants et l’État doivent jouer un rôle actif dans l’éducation des jeunes, en leur fournissant des repères et des valeurs positives. Il est crucial de restaurer le dialogue intergénérationnel, permettant aux jeunes d’exprimer leurs préoccupations tout en étant orientés vers un modèle de comportement éthique et responsable.
Ibrahima Soya










