Conakry amorce un tournant vers un urbanisme plus durable. Le ministère de l’Urbanisme, avec l’appui de l’Enabel et de l’Union européenne, a lancé le projet « Mon Quartier Durable », une initiative qui vise à améliorer concrètement la qualité de vie dans les quartiers de la capitale.
Plus de 100 acteurs, dont des autorités locales, des experts et des partenaires techniques, ont pris part à cette rencontre. Ensemble, ils ont posé les bases d’un programme qui repose sur une idée simple : construire des quartiers mieux organisés, plus propres et plus adaptés aux besoins des habitants.
Trois quartiers pilotes seront sélectionnés pour bénéficier d’un accompagnement spécifique. Les communes concernées seront appuyées pour concevoir des espaces publics inclusifs, mieux gérer le foncier et intégrer les enjeux liés au climat, à l’environnement et à l’égalité de genre.
Le projet s’articule autour de deux priorités : améliorer la planification urbaine et renforcer la gestion des déchets. Pour Olivier Chamoine, coordinateur du programme, l’objectif est clair : « créer des quartiers durables et inclusifs où le cadre de vie s’améliore réellement, notamment en matière d’assainissement et d’aménagement ».
Même engagement du côté des partenaires. « Des villes mieux planifiées et mieux gérées sont des villes plus résilientes et plus prospères », a souligné Paulos Barosow, représentant de l’Union européenne.

Le gouvernement guinéen inscrit cette initiative dans une vision plus large. Le ministre de l’Urbanisme, Mohamed Lamine Sy Savané, a annoncé la préparation d’un plan d’aménagement pour le Grand Conakry et plusieurs villes du pays, avec l’ambition de faire de l’urbanisme un levier de développement durable.

Au-delà des infrastructures, le projet met un accent particulier sur la participation citoyenne, avec l’implication des habitants dans l’identification des besoins et le suivi des actions. Une approche qui vise à garantir des solutions adaptées aux réalités locales et durables dans le temps.
À travers ce projet, Conakry veut changer de modèle : passer d’une urbanisation subie à une ville planifiée, propre et inclusive. Les prochaines étapes seront déterminantes, notamment avec le choix des quartiers pilotes, la mobilisation des acteurs locaux et la mise en œuvre effective des premières actions sur le terrain.
Mame Tabara









