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Mohamed Kourouma expert en fibre optique se prononce sur les enjeux du service internet en Guinée

Le courrier De Conakry de Le courrier De Conakry
22/04/2026
in Actualités, Interview
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Mohamed Kourouma expert en fibre optique se prononce sur les enjeux du service internet en Guinée
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Mohamed Yaya Kourouma est un expert en fibre optique qui a acquis des expériences solides dans les grandes boites de télécommunications notamment à la Guinéenne de Fibre Optique (GFO). Actuellement, il dirige la société VDC Telecom. Dans un entretien accordé à un journaliste du Courrier de Conakry, Mohamed Yaya Kourouma analyse les enjeux actuels du service internet en Guinée. Lisez la suite !  

Pour commencer, dites-nous quelle contribution apporte votre société VDC Telecom à la Guinée ?  

VDC se positionne pour faciliter l’accès à internet. Les gens en souffrent un peu, je ne dirais pas beaucoup. Il y a beaucoup d’autres acteurs dans ce domaine et nous aussi, nous essayons d’apporter notre modeste contribution pour vulgariser l’internet et permettre aux gens d’y avoir accès à faible coût.

En tant que Directeur général, quelles sont vos ambitions pour développer VDC Telecom ?  

En tant que Directeur général, nos ambitions, d’abord, la première, c’est de pouvoir résoudre ce problème d’accès à internet à faible coût et d’assurer une couverture totale du pays. Ce sont les objectifs majeurs, qui ne se réaliseront pas en un claquement de doigts. Il y a beaucoup de choses à mettre en place pour cela, et nous sommes en train d’étudier les voies et moyens, mais surtout l’accès à internet à faible coût, pour que le cultivateur lambda qui se trouve, par exemple, à Siguiri, à Tintinian, puisse se connecter à internet comme le Directeur général dans son bureau à Kaloum.

Donc, c’est notre credo : faire de l’investissement, parce qu’avec internet, plus vous investissez, plus le coût unitaire devient abordable par la suite. Ce sont des équipements qui sont très chers, mais qui durent aussi très longtemps : au minimum 10 à 15 ans pour les équipements et les installations télécoms.

Pour les opérateurs et les FAI, ce qui fatigue, c’est le coût de la maintenance. Vous verrez certains de nos clients qui n’arrivent pas à se connecter, soit parce que le routeur n’est pas branché, soit parce qu’il n’est pas alimenté. Ils vont appeler le fournisseur pour dire que ça ne marche pas.

Le fournisseur a l’obligation d’assurer le service après-vente. Il se déplace, vient chez le client et se rend compte que c’est le routeur qui n’est pas bien branché ; il va juste le brancher. Mais derrière, en tant que fournisseur, il a pris du carburant, mobilisé des ressources, alors que ce client ne paye peut-être que 500, 600, 700 ou 900 000 francs au maximum pour sa connexion mensuelle.

Donc, il faut que nous ayons ces prérequis à l’esprit pour comprendre que la faute ne vient pas forcément toujours de l’opérateur. On ne peut pas dire que chez nous tout est parfait, mais des efforts continuent d’être faits en ce sens.

Selon vous, qu’est-ce qu’il faut pour permettre aux Guinéens d’avoir une meilleure qualité d’internet ?  

Les gens se préoccupent souvent de la qualité de l’internet en Guinée. Une meilleure qualité d’internet, moi, je pense que ça existe déjà.

Mais ça coûte cher, n’est-ce pas ?  

Le coût est assez discutable. Nous avons souvent tendance à faire la comparaison avec les pays de la sous-région, mais parfois c’est du suivisme. Moi, je dirais plutôt que les fournisseurs d’accès à internet que nous sommes devrions surtout améliorer les équipements et les installations.

Ensuite, l’internet ne se mesure pas seulement à la capacité d’aller surfer sur le web, sur Snapchat ou sur Facebook. Malheureusement, chez nous, c’est ce qui est le plus utilisé. Il existe beaucoup d’autres usages de l’internet qui ne sont pas forcément visibles pour la population en général, mais, pour ce qui est des entreprises, elles ne se plaignent pas à ce niveau. Il y a du travail à faire tant au niveau du régulateur qu’au niveau des fournisseurs d’accès à internet et des opérateurs.

Concrètement, qu’est-ce qu’il faut ?  

Le régulateur a déjà structuré l’écosystème, c’est-à-dire qu’il y a des entités qui sont déjà en place, qui existent déjà, mais il faut que chacun utilise sa part de marché. Je vous donne un exemple : quand on prend la GUILAB, elle s’occupe de la capacité allouée à l’international.

Le champ d’action de la GUILAB s’arrête à un certain niveau. À partir de ce niveau, l’État a mis en place ce qu’on appelle la SOGEB, qui est la société de gestion du backbone national. Le backbone est opérationnel depuis quelques années.

Après le backbone, il y a un opérateur d’infrastructure qui est GFO, qui a aussi sa plage de fonctionnement, c’est-à-dire son domaine d’action. Si le régulateur réussit à fixer clairement les limites de chacun et que chacun respecte son domaine d’action, alors, après la GFO, les fournisseurs d’accès à internet et les opérateurs viennent derrière. Ils font ce qu’on appelle le “last mile”, c’est-à-dire le dernier kilomètre qui va du point de présence de la GFO jusqu’au client final qui a demandé l’internet. L’un n’impacte pas l’autre et chacun aura ce qu’il lui revient.

Mais si aujourd’hui chaque opérateur et chaque FAI déploie son propre réseau, il y a une prolifération de réseaux. Maintenant, la population aussi… Actuellement, vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a un phénomène de Wi-Fi zone, souvent exploité par des novices dans le domaine. Le régulateur fait aujourd’hui beaucoup d’efforts pour pouvoir stopper cela.

Donc, il faut déjà une conscientisation au sein de la population, parce que ces Wi-Fi zones utilisent des fréquences qui ne sont pas forcément contrôlées. Même pour l’utilisateur, il y a des effets indésirables, parce que les équipements par lesquels vous passez pour vous connecter ne sont pas sous contrôle, ne sont pas structurés. Vous êtes exposé à différentes attaques. Peut-être que le niveau de développement de notre pays ne fait pas encore ressortir pleinement ces risques, mais dans des pays plus avancés, c’est une grosse faille de sécurité. Donc, il faut travailler à ce niveau-là.

Il faut aussi dire que l’internet ne se limite pas aux réseaux sociaux. On peut en faire beaucoup plus de choses. GUILAB dispose aujourd’hui de serveurs cache. Donc, la rapidité est là. C’est-à-dire que lorsque vous voulez aller sur un site, si ce site se trouve sur le serveur cache de GUILAB, vous n’avez pas besoin du temps de connexion (ce qu’on appelle la latence) nécessaire pour aller jusqu’à Londres ou aux États-Unis récupérer ces adresses : c’est déjà à GUILAB, qui est à Kipé. Ce temps est donc réduit.

Certes, ce n’est pas visible à l’œil nu, mais je reste convaincu que des efforts sont en train d’être faits. Il en reste encore, mais des efforts sont en cours, à la fois de la part de l’État guinéen et de la part des acteurs privés, pour que cela soit vulgarisé.

Pour finir quel est votre mot de conclusion ?

Je voudrais simplement rappeler que c’est un travail commun, tant au niveau de l’État, à travers l’ARPT, à travers la GUILAB, à travers l’ANSUTEN.

L’ANSUTEN, c’est le service universel. L’ANSUTEN est là pour couvrir les zones qui n’ont pas été couvertes par les opérateurs. C’est-à-dire qu’il y a des zones où un opérateur téléphonique ou un fournisseur d’accès à internet va chercher de la clientèle pour se faire un bénéfice. Mais il y a des zones où ils savent qu’ils n’ont pas de clients potentiels. Or, l’État, dans son rôle régalien, a l’obligation de servir toute la population, quelle qu’elle soit. Et c’est là que se positionne l’ANSUTEN.

Ces zones défavorisées, ces zones qu’on appelle les zones blanches ou grises, l’ANSUTEN vient en soutien pour pouvoir les couvrir. Donc, il faut que chaque acteur de l’écosystème respecte sa part de contrat, sa part de marché, et qu’il y ait un peu d’indulgence de la part de la population.

Pour finir, nous sollicitons aussi l’État afin qu’il redouble d’efforts pour que nous ayons un opérateur étatique. C’est une question de souveraineté nationale. L’État fait aujourd’hui beaucoup d’efforts en ce sens et nous l’en remercions. Nous demandons à ce que ces efforts soient renforcés pour qu’on ait un opérateur public qui pourrait contribuer à une meilleure vulgarisation du secteur.

Propos recueillis par Ibrahima Soya

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