C’est en tant que principal instrument de la politique de la décentralisation en Guinée que l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC) a initié une série d’ateliers régionaux pour promouvoir l’internationalisation de ses approches à l’endroit des nouvelles délégations spéciales. Ces ateliers visent à partager avec les participants l’évolution institutionnelle de l’ANAFIC, ses objectifs, son fonctionnement, les différents fonds qu’elle mobilise pour les collectivités locales – : le Fonds de Développement Economique local (FODEL), le Fonds National de Développement local (FNDL) et le Fonds de Développement des Communes de Conakry (FODECCON).

A Conakry, les responsables des 13 communes dont l’Ile de Kassa ont pu prendre part à cet atelier qui a eu lieu du 23 au 24 mai dans un réceptif hôtelier de la capitale.  Il a été présidé par le nouveau Secrétaire Général du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), de Directeur Général Adjoint. Mohamed Sikhé Camara qui est une transfuse de l’ANAFIC. Il occupait le poste

Lors de cet atelier d’internalisation des approches de l’ANAFIC, plusieurs thématiques ont été abordées perspectifs ; planification exécution des activités et dispositif d’encadrement pour accompagner les communes ; dispositif de suivi évaluation notamment : Immersion dans l’ANAFIC : mission, objectifs, fonds, projets, défis et d’engagement citoyen ; gestion fiduciaire et mécanisme de transfert des fonds ; stratégies de renforcement des capacités et sensibilisation des acteurs locaux ; sauvegarde environnementale et sociale inclusion sociale et genre changement climatique….

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A la fin de cette activité, M. Sikhé Camara a salué cette initiative avant d’apprécier le formidable travail de l’ANAFIC qui selon lui est devenue une structure de référence dans le pays. Il a également mis un accent particulier sur le rôle de l’ANAFIC dans la décentralisation et le renforcement des capacités des collectivités locales.

« Pour les nouvelles délégations spéciales, il s’agit de se renforcer dans le cadre de leur future planification en matière d’investissement pour que leur réalité corresponde aux outils que l’ANFIC met en place. Donc, il fallait que la structure qui est chargée de financer les collectivités locales, explique de fond en comble et de manière certifiée tout ce qu’elle peut faire pour que nos 13 communes de Conakry soient à l’image des autres capitales en matière d’assainissement, d’infrastructures, d’aménagement du territoire mais tout simplement en matière du développement local. » a indiqué l’ancien N°2 de l’ANAFIC.

C’est dans cette logique que le Directeur Général Sékou Mawa Touré renchérit tout en annonçant les nouvelles perspectives en faveur des collectivités locales.

« L’idée de cet atelier était de faire une imprégnation de nos approches auprès des communes de Conakry. Les deux jours qui se sont succédés ont permis aux participants d’avoir une connaissance large sur les différents outils que nous allons développer. Pour les jours à venir, nous allons au sein de chacune des collectivités pour mieux approfondir les différents outils que nous allons développer ici. C’est un processus qui va s’étendre sur toute la durée de notre intervention auprès des bénéficiaires. Nous allons travailler sur les différents documents de planification et sur les outils pour que les délégations spéciales puissent exercer leur fonction aux bénéfices des populations. » a expliqué, M. Touré.

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Pour sa part, Dr. Moundjirou Chérif, (président de la délégation spéciale de Tombolia) a au nom de tous les participants remercié les responsables de l’ANAFIC et du MATD.  Il assure que les bénéficiaires sont très satisfaits.

« L’atelier a permis aux participants que nous sommes de suivre avec attention, les thématiques importantes toutes axées sur les vécus des collectivités locales. Ces deux jours nous ont permis d’internaliser l’essentiel des contenus de cette thématique. Cette agence nationale qui a présent nous a prouvé par son expertise, par les capacités de communications de ses responsables que c’est une agence qui a valu la peine pour l’Etat de créer. C’est une agence pertinente. Elle est au service des collectives locales.

Nous nous engageons à faire des efforts pour mettre en application tout ce que nous venons d’apprendre à travers l’ANAFIC. » a-t-il promis.

Ibrahima Soya

 

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