Mouvement social : Les salariés de l’usine Forêt Forte en colère

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Les travailleurs de Forêt Forte ont boudé les ateliers de l’usine samedi 03 mai 2017. Ils réclament l’amélioration de leur condition de travail notamment le niveau de salaire.

Lors du passage du ministre de l’industrie et des PME, les responsables de la société lui aurait déclaré qu’ils payent leurs travailleurs au minimum à 2 500 000  francs guinéens. Des allégations que réfutent ces grévistes qui  disent être payés entre 300 à 700 000 Fg et que ces montants ne seraient pas stables.  Ils exigent donc une augmentation mais aussi de la régularité dans le payement des salaires.

L’ambiance était électrique samedi  dernier à la Société Forêt Forte. Plusieurs centaines de travailleurs ont abandonné les travaux  pour dénoncer  leur condition de travail notamment la bassesse du salaire.

« Moi je suis là, à Forêt Forte depuis 2004. On dit qu’on est embauché mais on n’a pas de salaire fixe. Il y a certains mois on peut te payer à 100 et quelques mille, de fois 500 000, 300 000. N’importe comment.  Et même si tu tombes malade (opéré) et que tu es hospitalisé  on te donne deux mois.  Parfois même on ne te paye pas ça. Pour les autres maladies quand tu te rends au dispensaire ici, on ne te donne que du paracétamol. Et ça aussi on coupe dans ton salaire » dénonce Alphonsine Kolié, une des mécontents.

Outre l’irrégularité et la faiblesse du salaire, les travailleurs de forêt forte sont aussi confrontés à d’autres difficultés notamment l’insécurité.

« On n’a même pas de matériels de sécurité. On travaille avec mains nues pieds nus. Parfois tu resté à travailler tu te blesses. Quand tu vas à l’hôpital ici tu ne trouves que du paracétamol et ça aussi, on coupe dans ton salaire » nous a confié Foromo Lamah.

Lors du passage du ministre de l’industrie et des PME, les responsables de la société avaient indiqué que les employés de Forêt forte sont payés au minimum à 250 000 francs guinéens. Une allégation que réfutent ces derniers.

«C’est notre syndicat qui a dit au ministre que nous sommes payés à 2500 000 fg. C’est faux ! On n’est pas payé ça. C’est pourquoi nous avons envoyé nos bulletins» rétorque Alphonsine en brandissant quelques bulletins de paie. Sur ces bulletins le plus gros montant n’atteignait pas 700 000 fg.

Pour qu’ils reprennent le travail, les grévistes exigent une seule chose.

« Il faut qu’ils augmentent notre salaire. On ne va pas gâter quelque chose, ni faire des dégâts. Mais ce qui est là, le travail est arrêté. Nous les invitions à une rencontre à la maison des jeunes pour en parler. On va faire un engagement qui sera signé par tout le monde y compris le directeur lui-même. Comme ça on pourra reprendre le travail » réplique un autre gréviste.

Pour l’heure, toutes nos tentatives de rencontrer les responsables de cette société sont restées vaines.

Mamady 2 Camara, correspondant à N’Zérékoré

 

 

 

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