La suite du procès opposant le ministère public contre l’ex-ministre de la Sécurité, Albert Damantang Camara prévu ce mercredi 20 mai a prématurément pris fin à la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF). Avant le démarrage de l’audience, dont les débats devraient porter sur les accusations de détournement de deniers publics, de corruption d’enrichissement illicite, les avocats du prévenu ont demandé la récusation de la chambre du jugement dirigé par le juge Alpha Condé. Ainsi ce dernier a décidé de renvoyer l’affaire au rôle général.
Selon les hommes de droits, cela signifie qu’il reviendra désormais au président de la CRIEF d’orienter le dossier de Damantang Camara devant une autre formation de jugement. Sur ce, c’est une nouvelle composition qui devra traiter le dossier Damantang contre le ministère public.
Dans cette affaire, l’ancien ministre du régime Alpha Condé, est accusé particulière d’avoir détourné 222 milliards de francs guinéens lorsqu’il était ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle, de l’Emploi et du Travail, ainsi que 17 milliards 300 millions de francs guinéens lorsqu’il occupait le poste de ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Des montants jugés non justifiés par l’Inspection générale d’État.
Cette démarche de la défense vise à garantir un procès équitable en écartant tout risque de conflit d’intérêt. Elle est fondée sur le fait que le juge Alpha Camara, président de la chambre de jugement, avait précédemment connu le dossier en qualité de juge d’instruction.
Ibrahima Soya









