Condamné à deux ans de prison ferme pour « offense et diffamation » envers le chef de l’État, Aliou Bah reste détenu malgré l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO ordonnant sa libération immédiate.
Le président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL) a été arrêté le 26 décembre 2024 à la frontière avec la Sierra Leone. Sa condamnation, prononcée en première instance en janvier 2025, a été confirmée en appel en mai de la même année.
Si sa peine est comptabilisée à partir de la date de son arrestation, elle devrait théoriquement prendre fin le 26 décembre 2026. Au 26 août, il lui resterait donc environ quatre mois, soit 122 jours, à purger. Ce calcul demeure indicatif, l’administration pénitentiaire n’ayant pas communiqué officiellement la date de sa libération.
Le 25 juin 2026, la Cour de justice de la CEDEAO a pourtant conclu à la violation de ses libertés d’expression et de circulation. Elle a ordonné la levée immédiate de sa détention et accordé un franc CFA symbolique de réparation.
Dans la nuit du 15 au 16 août, Aliou Bah a été transféré de la Maison centrale de Conakry à la prison civile de Coyah, sans explication officielle. Le MoDeL réclame l’exécution de l’arrêt communautaire et des garanties sur ses conditions de détention.
À RETENIR
- 26 décembre 2024 : arrestation d’Aliou Bah ;
- deux ans de prison ferme confirmés en appel ;
- 25 juin 2026 : la Cour de justice de la CEDEAO ordonne sa libération immédiate ;
- 16 août 2026 : transfert à la prison civile de Coyah ;
- 26 décembre 2026 : fin théorique de sa peine ;
- au 26 août, il lui resterait environ quatre mois, sous réserve du calcul officiel de l’administration pénitentiaire.
Jean Leforestier






