Par décret du 24 août 2026, le président Mamadi Doumbouya a radié 173 militaires des effectifs des Forces armées guinéennes pour « désertion ». Face aux interrogations suscitées par cette décision, le général de division Mamadou Aliou Sow a expliqué les règles qui encadrent les absences dans l’armée.
Dans un entretien accordé à la Direction de l’information et des relations extérieures de l’armée (DIRPA), le président du comité sectoriel Défense chargé de la réforme du secteur de la sécurité a rappelé que le statut général des militaires et le Code de justice militaire imposent des obligations strictes de discipline, de disponibilité et de respect des ordres.

En temps de paix et sur le territoire national, un militaire peut être considéré comme déserteur lorsqu’il s’absente sans autorisation de son unité, de sa base, de sa formation ou de son lieu de traitement pendant six jours. La désertion peut aussi être retenue s’il ne rejoint pas son unité ou ne se présente pas aux autorités compétentes dans les quinze jours suivant la date prévue de son retour de mission, de congé ou de permission.
À l’étranger, les délais sont plus courts. L’infraction peut être constituée après trois jours d’absence non autorisée ou lorsque le militaire ne donne aucune nouvelle dans les six jours suivant la date prévue de son retour. Est également concerné celui qui manque, sans autorisation, le départ d’un navire ou d’un aéronef militaire à destination de l’étranger.
En période de conflit armé, ces délais sont réduits des deux tiers. Le général Mamadou Aliou Sow souligne que les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives, notamment la radiation, ainsi qu’à des poursuites pénales.
A RETENIR….
- 173 militaires radiés par décret présidentiel pour « désertion » ;
- six jours d’absence non autorisée peuvent caractériser une désertion en temps de paix ;
- le délai peut atteindre quinze jours en cas de non-retour après une mission, un congé ou une permission ;
- à l’étranger, trois jours d’absence non autorisée peuvent suffire ;
- en période de conflit armé, les délais légaux sont réduits des deux tiers ;
- la désertion peut entraîner une radiation et des poursuites pénales.
Mame Tabara Bah






