Le coordinateur national du Front National pour la Défense de la Transition (FNDT), Keamou Bogola Haba, se dit très fier de célébrer le 65ème anniversaire de la fête de l’indépendance de la Guinée. Il pense qu’une étape est déjà franchie il reste désormais l’autonomie financière de la Guinée qui pour lui est l’un des objectifs de la transition en cours en Guinée.
Au micro d’un reporter du Courrier de Conakry, donne son avis sur la célébration de cette année: « Évidemment nous sommes très contents, parce que c’est la première fois que notre armée fait une telle démonstration de sa capacité. Cela démontre qu’après 65 ans, nous avons résolu certains problèmes, nous avons une armée  et une monnaie. Nous n’avons évidemment pas de forces étrangères sur nos territoires, ce qui veut dire que nous sommes indépendant sur ce plan. Il reste maintenant l’indépendance économique. »
Pour lui, la présence des forces armées de la sous région ouest-africaine pour la parade militaire démontre à suffisance que la Guinée est dans l’esprit panafricain.
« Je pense que c’est la première fois autant d’armées qui y viennent. La célébration est placée sous le signe du panafricanisme et ça nous rappelle le discours que le Colonel a tenu à New York. Pratiquement vous avez connu quatre armées, l’armée Sierra Léonaise, Burkinabèe, Nigérienne et celle du Mali. Ça démontre que le panafricanisme peut commencer par nos armées. »
Parlant du discours du chef de la junte militaire, M. Haba affirme : « Ce qui veut dire que les militaires ont clairement clarifié que la priorité des priorités ce n’est pas qu’on mène nos ressources pour organiser des élections mais plutôt faire ce qu’on doit faire pour que notre pays puisse traverser ce qu’on appelle la vallée de la mort. La vallée de la mort pour un État, c’est la traversée vers l’indépendance économique. Et vous savez qui parle d’indépendance économique parle plutôt des enjeux très importants des multinationaux, des grandes puissances évidemment à l’intérieur. Il faut que la Guinée traverse la vallée de la mort. On avait besoin de nos forces de défense de sécurité pour venir secourir les politiques pour que nous puissions traverser cette phase importante. Donc, c’est une transition non seulement pas militaire et c’est une transition vers l’indépendance économique de notre pays. »
Au-delà de toujours compter sur les grandes puissances et les institutions internationales, le CNRD a trouvé une alternative pour aovoir des fonds à l’interne afin d’organiser les élections à venir. Les autorités de la transition veulent miser à cette occasion sur les banques pour récolter ces fonds.
Ibrahimma Foulamory Bah