Diatiféré, l’une des sous-préfectures les plus enclavées, malgré ses potentialités

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La sous-préfecture de Diatiféré, Préfecture de Dinguiraye, est, comme la plupart des localités de l’intérieur du pays, confrontée à d’énormes difficultés. Ces difficultés se résument à l’enclavement, au manque d’eau potable, d’infrastructures de loisirs entre autres. C’est un constat fait par notre reporter qui a effectué un déplacement dans cette localité située à 55 kilomètres de la commune urbaine.

Cette localité aurifère par excellence  est en manque presque de tout . Rencontré, le sous-préfet de Diatiféré, M. Gaspard Souanan Momou a listé les principales difficultés avant de plaider pour la cause des habitants de cette sous-préfecture dont il a la charge de diriger : « Nos principales difficultés se résument comme suit : difficultés liées à la route, le manque d’une maison des jeunes, le problème de terrain de football et la panne du relai de la radio rurale locale qui émet à partir de Dinguiraye centre.  Nous saisissons cette opportunité pour demander aux autorités de nous venir en aide afin que les populations sortent dans cette situation et se développent. En tout cas, nous sommes inquiets de cet état de fait. La pauvreté est de mise. Nous souhaitons qu’elle diminue.»

En plus de ces difficultés s’ajoutent d’autres énumérées cette fois-ci par le maire de cette commune rurale, Sory Amoreya Barry : « Nous avons 16 districts qui sont tous enclavés et confrontés à un manque d’eau potable. Parmi ces districts, 4 sont derrière le fleuve qui ne sont pas accessibles à Diatiféré pendant toute la saison des pluies. Les habitants de ces districts sont ravitaillés en sel et sucre par la préfecture de Labé ou Mali notre pays voisin ; dans ces districts aucune pompe forage n’est implantée. Ensuite, l’état de notre route pour une distance de 55 kilomètres, il est difficile de parcourir ce trajet. Vous pouvez faire plusieurs heures avant d’arriver et dès que vous rentrez vous êtes obligés de faire 2 jours sans travailler suite à la fatigue. De l’autre côté les fleuves ont tari. Cela amène certains habitants à migrer vers d’autres localités pour se trouver de l’eau ».

C’est dans cette sous-préfecture où l’on apprend un détournement de près d’un milliard de francs guinéens par un conseiller issu d’un parti politique. Un montant qui serait issu des taxes de l’orpaillage artisanal.

Oumar M’Böh pour lecourrierdeconakry.com

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mbooumar@gmail.com

   

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