Labé : Les jeunes à nouveau dans les rues pour réclamer le retour du courant

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Ce lundi 17 juin 2019, est la deuxième journée de manifestation des abonnés de la Guinéenne d’électricité, EDG, du côté de Labé. Ce, depuis le début de la perturbation de la desserte qui es intervenue il y a de cela quelques mois. Cette fois-ci c’est plusieurs centaines de jeunes qui ont rallié le siège local d’EDG, a constaté votre quotidien électronique lcourrierdeconakry.com.

La mobilisation des jeunes manifestants a commencé dans les environs de 10 heures TU. Du stade régional situé au quartier Dow-Sâré, les jeunes sont passés par Daka, Tata puis Kouroula avant de rallier les locaux d’EDG sis à Konkola.

Sur place, Baldé El Hadj Siriman a fait son coup de gueule: « Depuis plus d’un mois, chaque jour on ne fait que payer des factures, même ce matin on a trouvé des gens qui payaient leurs factures alors qu’il n’y a pas de courant. Ce n’est pas normal.Voilà pourquoi on a jugé nécessaire de venir voir le directeur qui est le premier responsable d’EDG Labé. Mais fort malheureusement on ne l’a pas trouvé sur place

« Il y a eu un attroupement de jeunes venus réclamer leur droit d’être alimentés en électricité parce que la façon dont la ville est alimentée ne leur convient pas du tout. Donc, on les a reçus et nous avons tenté de discuter avec eux », soutient Oumar Bailo Dieng, le directeur adjoint d’EDG Labé.

A la fin du sit-in et au nom des manifestants, Diallo Ibrahima a donné un ultimatum aux responsables d’EDG : «Depuis qu’on a manifesté la fois dernière, quand le courant vient, il ne dure plus. Donc on a jugé nécessaire de venir leur faire savoir que nous sommes prêts comme on le dit en bon pular, ‘’SALASSATAN KO LAABHI TATI’’ (littéralement c’est à trois reprises qu’on hésite), on leur donne une dernière chance. On a manifesté deux fois, la troisième fois c’est le départ du directeur que nous allons demander » .

A un certain niveau, il a fallu que les responsables d’EDG facent recours à la sécurité pour encadrer la manifestation. «Nous avons fait la médiation avec l’appui de la CMIS, compagnie mobile = d’intervention et de sécurité. On s’est entretenus et la jeunesse a compris le message véhiculé par notre chef hiérarchique qui est à Conakry et ils ont accepté le message que je leur ai donné», souligne Oumar Bailo Dieng.

A signaler qu’aucune violence n’a été enregistrée en marge de cette manifestation pacifique.

Bah Djenabou Labé, pour lecourrierdeconakry.com

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