Accueil Actualités Éducation sexuelle et mariage précoce en débat dans une conférence à Labé.

Éducation sexuelle et mariage précoce en débat dans une conférence à Labé.

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Ces deux thèmes d’actualité restent très préoccupants car pour qui connaît, la sexualité est non seulement devenue très précoce mais aussi et surtout une question taboue alors que le mariage de mineurs est une réalité indéniable dans la capitale du fouta Djallon (Labé) où nombreuses sont les filles qui sont données en mariage à l’âge de 15, 16 ans voire même 12 et 13 ans a constaté sur place lecourrierdeconakry.com.

Organisée par l’ONG F2 DHG, la conférence a mobilisé parents et autorités à tous les niveaux autour des jeunes filles qui étaient valablement représentées. Pour Moussa Yero Bah la présidente de l’ONG, cela expose les jeunes filles à des risques dangereux : « c’est l’un des objectifs de cette conférence ; amener les parents à comprendre qu’il faut parler aux enfants ; qu’ils arrivent à savoir qu’ils sont exposés à des risques très dangereux ; notamment des risques de grossesse précoces, de contraction de VIH ou de maladie sexuellement transmissibles » a-t-elle rappelé.

Le manque de formation autour de la sexualité présente des conséquences néfastes et est devenu de plus en plus récurrent poursuit Moussa Yero : « c’est l’abandon scolaire entre autres, c’est les fistules vésicaux-vaginales, les filles tombent malades, elles ont des déchirures soit du vagin soit du rectum qui génère vraiment des complications qui gâchent la vie de beaucoup de jeunes filles parce que par la suite beaucoup ne savent pas qu’il y a des projets qui aident les femmes fistuleuses à être réparée à travers des interventions chirurgicales » ajoute-t-elle.

Pour sa part, Sadou Keita, le gouverneur de Labé y est allé de son laïus : « aujourd’hui nos enfants sont pratiquement hors de la loi sociale en toute matière. Je voudrais rappeler les parents à faire le sursaut moral pour récupérer les enfants et les amener sur le doit chemin

L’engagement des parents, l’accompagnement de l’État et des partenaires ainsi que le respect strict des lois et principes en la matière sont plus que nécessaires pour éradiquer ces problèmes de société selon plusieurs observateurs.

Bah Djenabou Labé, pour lecourrierdeconakry.com

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