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Rachid N’diaye, Ministre guinéen de la Communication présent à l’ouverture officielle des 45 ème  assises de l’UPF 

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De la gauche vers la droite (Ministre de la communication de Madagascar, Ministre de la communication de Guinée, Présidente de la République de Malgache, président international de l'UPF, Chargé de projet media OIF, Présidente UPF Madagascar

Les travaux des 45 ème assises de la presse francophone ont  été ouverts ce matin à Antsirabe par Président de la République de Madagascar, Hery Rajaonarimampianina, en présence du ministre de la communication de  la Guinée Rachid N’diaye, de son homologue malgache, Vonison Andrianjato,  du chargé de projet media à l’OIF, représentant de la secrétaire de l’institution M. Tidiane Dioh.

Le maire d’Antsirabe a dit toute la reconnaissance de cette ville aux participants en souhaitant une chaleureuse bienvenue aux  participants. Il a exprimé sa fierté de recevoir ces assises dans sa commune.

Noro Razafimandimby, présidente de l’UPF Madagascar, a  salué avec ferveur la présence du président de la république malgache. Pour elle, le soutien du président tout au long du processus de préparation de ces assises témoigne de l’attachement de ce dernier aux valeurs démocratiques.

La présidente de la section locale de l’UPF a mis cette occasion à profit pour rappeler que « sans liberté de la presse, la démocratie n’est qu’une coquille ». Une citation qui devrait faire réagir dans un pays où  il y a quatre mois le parlement a adopté une nouvelle loi sur la liberté de la presse. Une loi qui inquiète la presse malgache qui célèbre cette année ses 150 ans d’existence.

Le Président international de l’Union de la Presse Francophone, Madianbal  Diagne, a saisi la présence du Président Malgache pour l’inviter à ouvrir un cadre de dialogue. « Au nom des valeurs démocratiques, je vous invite à ouvrir une discussion autour de la loi sur la liberté de la presse pour trouver un consensus ». a-t-il dit.

La précarité financière des entreprises de presse est un frein au développent des medias. Selon Noro Razafimandimby, la précarisation se ressent plus dans le quotidien des journalistes des pays en développement. «  Le thème de ces assises nous permettra de mieux nous projeter dans l’avenir et trouver des pistes de solution  qui garantissent l’équilibre financier des medias »

Tidiane Dioh, chargé de programme media de l’OIF, prenant la parole au nom de Michaelle Jean, secrétaire générale de l’OIF, a indiqué que « reconstruire l’économie des médias du sud, c’est encrer des millions de personnes dans la nouvelle géopolitique ».

En conférant à cette cérémonie d’ouverture toute sa solennité, le Président de la République de Madagascar s’est dit très impressionné par les thèmes inscrits à l’ordre des débats de ces assises. Pour lui, le métier de journalisme doit se résumer dans la conscience profonde de ceux qui l’exercent et le cadre qui régit la profession.

Interpellé par les invitations à revoir la nouvelle loi sur la liberté d’expression, le Président s’est défendu. : « C’est une loi qui a  été inclusive. J’ai appelé à avoir un espace de rencontre et de dialogue pour son application.  Le président de la République est garant des valeurs de la République. Chacun doit reconnaitre qu’il y a des droits et des devoirs ».

Il faut rappeler que la Guinée est le pays organisateurs des 46 ème assises de la presse Francophone. Et le ministre de la Communication Rachid N’diaye aura l’honneur de prononcer un discours à la cérémonie de clôture de ces 45 ème assises avec une délégation guinéenne de huit journalistes.

A Madagascar l’article 20 ouvre la porte des prisons pour les journalistes

Le nouveau code de la communication de Madagascar est voté par 80 députés contre une seule voix il y a un peu plus de quatre mois.  Ce code a été dénoncé par les journalistes malgaches et différentes organisations de défense des journalistes. Ce texte prévoit une amande qui peut atteindre la valeur de 30.000 euros pour  injure et diffamation contre des fonctionnaires et membres du gouvernement.

 Dans l’île trésor, la voie est libre pour voir des journalistes aller droit en prison puisque la détention préventive est possible avant même la tenue du procès.

L’article 20 de la loi stipule notamment que « l’injure ou la diffamation commise envers » les représentants de l’Etat par le biais de supports écrits ou électroniques sera punie de deux à cinq ans d’emprisonnement et/ou d’une amende de 2.000.000 (600 euros) à 100.000.000 d’ariary (30 000 euros).

Ccorrespondancespéciale de Monique Curtis Diallo

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