Journée mondiale de la prématurité : le DG de l’INSE plaide pour la décentralisation de l’institut

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C’est sous le thème ‘’Ethique et Prématuré : regards croisés’’ que la Guinée a célébré ce mercredi 17 novembre 2021 la journée mondiale de Prématurité. Cette cérémonie s’est déroulée dans les locaux du CHU de Donka en présence du secrétaire général du ministère de la Santé, des responsables dudit hôpital, de l’Unicef, des ONG et des partenaires.

Lors de cette journée, l’occasion a été mise à profit pour parler des problématiques de la santé maternelle et infantile dont les conséquences provoquent régulièrement la mort des bébés prématurés. Un fait qui s’explique entre autre par le manque d’équipements et de ressources humaines suffisantes pour prendre en charge les enfants.

C’est pourquoi dans son discours de circonstance, le Directeur Général de l’Institut de Nutrition et de Santé de l’Enfance Ibrahima Sory Diallo a lancé un appel aux nouvelles autorités du pays pour la mise en place des unités de prise en charge des nouveau-nés dans les communes de Conakry et à l’intérieur du pays.

« Aujourd’hui nous recevions des bébés qui viennent de toutes les maternités du pays, nous sommes le seul centre spécialisé pour recevoir ces enfants. Nous lançons un appel au ministère pour qu’on puisse décentraliser l’institut pour que chaque commune puisse avoir une unité de prise en charge de nouveaux nés. Figurez-vous les nouveau-nés sur 100 nouveaux nés hospitalisés 10 sont évacués par des ambulance.  Ces 10 aussi ne viennent jamais dans une ambulance médicalisée, ils viennent dans les voitures personnelles. Le transfert pose déjà un problème, ce qui provoque le facteur d’infection et de souffrances pour ces nouveau-nés. Quand ils arrivent ici, on essaye de faire le maximum en fonction des moyens de bord », a-t-il déploré.

Poursuivant il ajoute : « C’est ainsi qu’on a demandé avoir un lieu proche à la maternité pour prendre en charge les nouveau-nés. Avoir un système d’hôtellerie pour que les mamans puissent être à l’aise. Aujourd’hui nous sommes en train de se battre pour qu’on puisse avoir un autre hangar pour que les mamans puissent avoir où mangé. Quand vous parlez d’hospitalisation vous ne mettez pas un réfectoire tous les aliments qu’elles vont envoyer vont envahir les salles ».

Pour sa part, le Secrétaire Général du ministère de la santé, Sékou Condé, soutien que l’Etat ne ménagera aucun effort avant d’évoquer les nouvelles ambitions de son département.

« Le ministère a conscience de l’importance et du défis de lutte contre la prématurité. La santé maternelle et infantile est un axe prioritaire de l’Etat.  Il y a un certain nombre de mesures envisagées. Faire en sorte que les infrastructures s’améliorent, il y a un projet dans ce sens avec l’Italie qui va être accéléré. En 2022, le ministère a prévu d’acheter des équipements pour une meilleure prise en charge des bébés. Il y a aussi le recrutement du personnel dans les effectifs, les 60% du personnel  sont des contractuels et des stagiaires. Nous avons introduits une requête et un plan de recrutement du personnel. Nous espérons que la fonction publique donnera la priorité au ministère de la santé pour recruter. Il est également prévu de procéder au renforcement des capacités du personnel de santé ».

Par ailleurs, il faut signaler que la journée a été marquée par l’inauguration d’un hangar équipé de 40 lits pour les mamans de bébés prématurés. Cette infrastructure est l’œuvre de la fondation KKT et de l’ONG, Nos enfants nos vies.

Ibrahima Bah

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