Souffrant d’un cancer du sein, Marie Madeleine est trop pauvre pour y faire face

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Elle s’appelle Marie Madeleine Lamah. Depuis 8 mois, elle traine un cancer qui lui a déjà fait perdre un premier sein et qui menace sérieusement le second. Mais la jeune fille de 24 ans, orpheline de père et de mère, vivant seule avec son frère lycéen, ne peut que se résigner à subir son sort. S’étant opposée à la famille de son père qui voulait s’emparer de la demeure à eux laissée par ce dernier, Marie Madeleine ne peut compter sur le soutien de personne. Contrainte à abandonner l’école en classe de 12ème année, elle vendait de menus condiments au marché de Foula Madina, pour soutenir les études de son frère et leur trouver de quoi vivre. Et c’est cette activité qu’elle a dû stopper net quand le cancer s’en est pris à son premier sein. Résultat ? Elle ne peut même pas payer les 3 millions GNF qu’exige le centre médico-social Jean-Paul II de Taouyah, pour faire les examens et espérer ainsi sauver le sein qui lui reste.

« J’ai d’abord remarqué une boule à l’intérieur de mon sein. J’ai commencé à gratter et des petits furoncles ont commencé à apparaître. J’ai été à l’hôpital Jean Paul II pour les examens, mais je n’avais pas les moyens pour payer », explique Marie Madeleine.  Qui ajoute, presqu’aussitôt : « Aujourd’hui, je n’ai qu’un seul sein, parce que le premier, à cause des infections, s’est autodétruit ». A l’angoisse qui se rapporte à la perte quasi certaine de son second sein, vient s’ajouter la douleur que la jeune fille endure. « Je ne ferme pas l’œil de la nuit, la douleur est forte », se plaint-elle.

Marie Madeleine dit donc s’être rendue au centre médico-social Jean-Paul II. Pour les examens, on lui a brandi une facture de 3 millions GNF. Un montant dont elle ne dispose pas. Or, dit-elle : « c’est à partir de là que je saurais si je peux être soignée ici ou si une évacuation est nécessaire ».

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